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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, la différance                     Derrida, la différance
Sources (*) : Derrida, prière, théologie négative               Derrida, prière, théologie négative
Jacques Derrida - "L'écriture et la différence", Ed : Seuil, 1967, La Parole Soufflée, p288

 

Mouvement actif (Pascual Pariselli, 2010) -

Derrida, l'origine

A l'origine de toutes les différences, ouvertures et failles, le mouvement actif de la différance est différé, refermé, suturé

Derrida, l'origine
   
   
   
Et il faut préférer ce qui rompt avec l'économie Et il faut préférer ce qui rompt avec l'économie
               
                       

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Pour "définir" l'un de ses "concepts" premiers (dont il dit par ailleurs que ce n'est pas un concept mais autre chose, un quasi-concept, par essence indéfinissable et irréductible), la différance, dans le premier texte où ce quasi-concept est travaillé, Jacques Derrida utilise, à propos d'Artaud, une formulation négative : "C'est que, interdisant le hasard, réprimant le jeu de la machine, cette nouvelle information théâtrale suture toutes les failles, toutes les ouvertures, toutes les différences. Leur origine et leur mouvement actif, le différer, la différance, sont refermés. Alors, définitivement, nous est rendue la parole dérobée. Alors la cruauté s'apaise-t-elle peut-être dans son absolue proximité retrouvée, dans une autre résumption du devenir, dans la perfection et l'économie de sa remise en scène." (p288, les italiques sont de Derrida). La différance ne se manifeste pas comme telle, mais par sa fermeture, par l'économie qui, en la mettant en scène, la résorbe et la suture. Si le cas Artaud est pertinent, s'il doit être privilégié pour proposer cette pseudo-définition, c'est parce que pour Artaud, justement, la différance est insupportable. Il faut absolument la limiter en évacuant la dérive du langage et des signes par un autre langage, tout aussi rigoureux voire plus, celui des gestes et de la voix qui commandent aux signes. La différance est ce qui, ne se refermant pas, ne peut ni être énoncé, ni effacé comme dans le bloc magique de Freud (cité p288). Elle reste dérobée, furtive, étrange, une poussée active immaîtrisable qui s'exerce à la faveur de l'écriture. Elle est mouvement car productrice (de sens, d'oppositions, de concepts, de sujet, de trace), mais cela même qu'elle produit, elle en interdit la présence effective.

Il n'y a pas d'exemplarité du "cas" Artaud (p266). On ne peut pas le généraliser. Mais on peut, à partir de cette singularité, ajuster le sens d'un mot nouveau (différance).

 

 

C'est donc par opposition au théatre d'Artaud que Derrida définit la différance. Ces gestes, ces signes mystérieux, cette libération du réprimé, ne sont selon Derrida que codification totalitaire et rhétorique des forces. Artaud voudrait interdire le hasard, suturer les failles, les ouvertures, les différences, refermer le mouvement actif de la différance. Alors, il pourrait enfin récupérer la parole qui lui a été dérobée, parole parfaite et d'une absolue proximité : "Moi, Antonin Artaud, je suis mon fils, mon père, ma mère et moi". [Ce monde sans différance, antérieur à la naissance, n'a-t-il pas une certaine affinité avec le mal absolu, le mal radical?].

 


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