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Sources (*) :              
Jacques Derrida - "Les Yeux de la langue - L'abîme et le volcan", Ed : Galilée, 2012,

Les Yeux de la langue - L'abîme et le volcan (Jacques Derrida, texte de 1987 publié en 2012) [LYDLL]

   
   
   
                 
                       

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Table

"Ce texte est issu d'une conférence donnée en 1987 à l'Institute for Semiotic and Structural Studies de l'université de Toronto. On y retrouve les traces d'un séminaire donné à l'Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), Paris, en 1986-87 : "Nationalité et nationalisme philosophiques. Le théologico-politique (langue sacrée, langue séculaire : l'élection, l'alliance, la promesse)"" (citation de la page 8 du lire). Il a été traduit en anglais en 2002 et publié par Gil Anidjar, puis publié en français dans le Cahier de l'Herne Jacques Derrida dirigé par Marie-Louise Mallet et Ginette Michaud en 2004. Nous donnons la pagination dans l'édition posthume parue chez Galilée en 2012.

 

p9 : Une lettre inédite de Gershom Scholem à Franz Rosenzweig "A propos de notre langue. Une confession".

p15 : I. L'abîme et le volcan.

p47 : II. Séculariser la langue. Le volcan, le feu, les Lumières.

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Ce texte est un long commentaire, détaillé mot à mot, de la lettre que Gershom Scholem a écrite en 1926, en hommage à Franz Rosenzweig pour son quarantième anniversaire. Scholem y exprime son inquiétude devant la sécularisation de la langue hébraïque. Les mots de la langue sacrée, transformée en langue populaire, ne risquent-ils pas de faire retour? Et ce retour ne risque-t-il de plonger les nouvelles générations dans une catastrophe, une apocalypse? Pour expliquer cette angoisse de Scholem, Derrida rapproche la langue sacrée de ce qu'il nomme un fantasme de langue maternelle : une langue unique, insubstituable, faite de mots qui garderaient le pouvoir de nommer. Une telle langue, dont la productivité serait illimitée, pourrait rendre fou. Et si la langue de la déconstruction, laisse-t-il entendre, était porteuse du même excès?

 

 

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Formulations à partir de ce texte (les têtes de chapitre sont entre crochets) :

 

[Une langue de la déconstruction serait comparable à une langue sacrée - insécularisable comme l'hébreu, langue d'étude et de liturgie]

En déconstruisant l'héritage, nous habitons le paradoxe d'une responsabilité sacrificielle : risquer une expérience de la langue qui fasse revenir les forces qu'elle refoule

Tout langage est hanté par un spectre sacré : le pouvoir de nommer, et nous fait vivre au-dessus d'un abîme : le nom de nom, transcendant et plus puissant que nous

Il faut, pour parler, sacrifier la langue sacrée - et sacrifier aussi ce sacrifice

La sécularisation traduit la peur de répondre à l'appel d'une langue sacrée, l'effroi devant cette folie d'un Dieu qui, sans rien dire ou disant "Je suis rien", sortirait de son silence

En sécularisant la langue sacrée, les sionistes ont ouvert un abîme sans fond au-dessus duquel ils marchent comme des fous, sans voir le mal sans limite qui pourrait arriver

Une langue sacrée faite uniquement de noms singuliers - ni conceptuelle, ni formalisable, ni instrumentalisable - serait indissociable du nom de Dieu

Les Yeux de la langue - L'abîme et le volcan (Jacques Derrida, texte de 1987 publié en 2012) [LYDLL]

 


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