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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
(Cinéma) : en faisant voir l'"Apocalypse"                     (Cinéma) : en faisant voir l'"Apocalypse"
Sources (*) : Une langue sans promesse?               Une langue sans promesse?
Alexandra Darcansse - "Du limon de nos oeuvres", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 9 juillet 2012

 

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On ne croit plus aux méta - récits

[(Cinéloft) : L'Apocalypse d'aujourd'hui, c'est l'appel vers un lieu unique, secret, que rien ne permet d'anticiper]

On ne croit plus aux méta - récits
   
   
   
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Peter Szendy a écrit un livre intitulé "L'apocalypse cinéma, 2012 et autres fins du monde". Dès le début, il énonce ce qu'il nomme "la loi du genre apocalyptique" (au cinéma) : "La fin du monde, c'est la fin du film; ou la fin du film, c'est la fin du monde". L'interprétation la plus simple de cette loi est chronologique : quand le monde s'arrête, le film lui aussi s'arrête. C'est ce qui arrive dans Melancholia de Lars von Trier. L'apocalypse est alors une fin, une terminaison, au sens trivial du terme. Dans The last man on earth, d'Ubaldo Ragona et Sidney Salkow (1964), le film s'arrête quand le dernier homme est tué, conformément à la loi de Peter Szendy. Mais l'on peut proposer d'autres interprétations. Qu'est-ce qui arrive à la fin et reste inconnu, imprévisible? La loi de Szendy pourrait par exemple s'écrire : "La fin de l'homme, c'est la fin du film; ou la fin du film, c'est la fin de l'homme". La plupart des films dits "apocalyptiques" (ou des films-catastrophes) ne font que conforter le propre de l'homme. C'est le cas par exemples de L'An 01 (film de Jacques Doillon, Alain Resnais et Jean Rouch, 1972, à partir d'une bande dessinée de Gébé) dont les auteurs mettent en scène un univers rousseauiste où les hommes et les femmes réduits à des corps vivants rejettent tout ce qui pourrait menacer leur pureté (y compris la technique), ou encore de 2012 (film de Roland Emmerich, 2009), une fable dont la logique moralisante exalte la pérennité de l'humain, sauvé grâce à une nouvelle arche de Noé. Et si, loin de ces deux thèses, le cinéma témoignait d'un autre "Viens"? Mettons : Split (Night Shyamalan, 2017), Le cheval de Turin (Bela Tarr, 2011). On ne partirait pas d'un compte à rebours qui suppose une linéarité du temps [comme dans Une femme sur la lune (Fritz Lang, 1928)], mais d'une situation dans laquelle le film mettrait en scène l'irruption d'un autre concept, voire d'une voix oraculaire, d'un "sans concept". L'apocalypse ne serait pas alors celle de la fin, mais celle qui en appelle à un lieu unique, secret, un "Viens" sans destination préalable.

 

 

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Propositions

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En échange de notre survie, nous honorons les rendez-vous qui nous sont donnés - jusqu'à épuisement (Holy Motors, film de Leos Carax, 2012)

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Dans le film "Melancholia" de Lars von Trier (2011), il y a quelque chose de nazi : l'entrée en scène d'un monde absolument dépourvu d'avenir

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No more money, no more sex, no more power, no more future" (Cosmopolis, film de David Cronenberg, 2012)

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L'utopiste, qui veut tout prévoir, n'attend plus rien de l'avenir (L'An 01, film de Jacques Doillon, Alain Resnais et Jean Rouch,1972)

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Dans "Oslo, 31 août" (film de 2012), Joachim Trier montre qu'une vie sans filiation reste entre deux morts

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Le "Grand Soir" (film de Kervern et Delépine, 2012) est un jour vide, désespéré, point d'aboutissement d'un monde (et d'un cinéma) sans contenu psychologique ni filiation

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S'il y a, au cinéma, un genre apocalyptique, sa loi peut se dire : "la fin du monde, c'est la fin du film; ou la fin du film, c'est la fin du monde"

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Dans "Le cheval de Turin", film de Béla Tarr (2011), le monde qui s'efface ouvre sur un néant inconnu, absolument indéterminé

 


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