Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook L'activité du site, suivre le blog

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Le "Gal" hébraïque, expérience de l'exil                     Le "Gal" hébraïque, expérience de l'exil
Sources (*) : Derrida, la tora               Derrida, la tora
Jacques Derrida - "D'un ton apocalyptique adopté naguère en philosophie", Ed : Galilée, 1983, pp11-16

 

Loth et ses filles (Francesco Furini) -

GL... dans "Glas"

Avec le "gala" hébraïque, comme avec l'"apokalupsis" grec, il y va du dévoilement d'un secret, du découvrement des parties honteuses

GL... dans "Glas"
   
   
   
Un "Viens" en excès de "gala", l'apocalypse Un "Viens" en excès de "gala", l'apocalypse
               
                       

Pour l'acquťrir, cliquez

sur le livre

 

Les traducteurs de la Septante ont rendu le verbe hébreu "gala", qui revient plus de cent fois dans la bible, par le mot grec "apokalupsis". Cette traduction se justifie, car "gala" signifie (entre autres) révéler, découvrir, mettre à nu, et "apokalupsis" découvrement, dévoilement, voile levé sur la chose. Il s'agit dans les deux cas de laisser voir ce qui doit rester secret, retiré, en réserve, dissimulé, ce qui ne se montre ni ne se dit. Une chose, une partie du corps (la tête, les yeux, les oreilles, le sexe, le gland), une parole, ne doit pas être livrée à l'évidence - ce serait indécent, honteux -, mais il faut quand même la découvrir, la révéler en partie. Il y va de la pudeur, de la honte (apokekalummenoi logoi, ce sont les parties honteuses").

Dans la bible, le geste de dénuder, de voir nu, est considéré comme l'acte le plus grave, le plus fautif, comme en témoignent les exemples choisis par Derrida :

- le récit de l'ivresse de Noé (Genèse 9, 20-22) [Traduction de Chouraqui] : "Commence Noah, l'homme de la glèbe, il plante une vigne, boit du vin, s'enivre et se découvre au milieu de sa tente. Ham, le père de Kena'an, voit le sexe de son père. Il le rapporte à ses deux frères, dehors". Pour cette faute, c'est le fils de Ham (ou Cham), Canaan, qui sera maudit.

- l'interdit de l'inceste, qui est au moins aggravé, et peut-être même causé, par la vision du sexe. [Traductions de Chouraqui] : (Lévitique 20, 11) : "L'homme qui couche avec la femme de son père a découvert le sexe de son père. Les deux sont mis à mort, à mort, leurs sangs contre eux". Lévitique (20,17) : "L'homme qui prend sa soeur, fille de son père ou fille de sa mère, il voit son sexe et elle voit son sexe : c'est un inceste. Ils sont tranchés, sous les yeux des fils de leur peuple. Il a découvert le sexe de sa soeur, il porte son tort".

---

Dans Survivre (Parages, p160), Derrida mentionne le verbe gilah (même racine que gala), "qui signifie découvrir en hébreu, découvrir en particulier le sexe, l'oreille et les yeux".

Ni le mot hébreu (gala), ni le mot grec (apokalupsis) n'ont le sens de catastrophe redoutable que le mot "Apocalypse" a pris aujourd'hui dans les langues européennes. On peut toutefois comprendre ce glissement de sens, si l'on considère le découvrement de la nudité de Yhvh, son ouverture à la révélation, comme un événement grave, terrifiant, sacré. Avec la contemplation de Jésus le Messie dans sa gloire, il y a quelque chose de cet ordre dans l'Apocalypse de Jean [à mettre en relation avec l'irruption de la bête, la destruction]. Donner à voir ou à entendre ce qui ne doit pas être vu ou entendu - ce pourrait être un risque de catastrophe, d'apocalypse.

 

 

Jacques Derrida rapproche le mot "gala" de l'usage abondant et diversifié qu'il a pu faire de la syllabe GL dans Glas (colonnes et colosses, galactique et voie lactée, pierres tombales, rouleaux et parchemins). Sans doute ce rapprochement n'est-il pas étranger à la recherche systématique des occurrences du mot "gala" qu'il semble avoir faite dans la bible - comme il le dit p15.

Dans Glas, la place du thème de l'Apocalypse ne tient pas seulement à l'effet de traduction de l'hébreu vers le grec, elle va plus loin : de l'hebreu-grec (jewgreek) vers l'idiome derridien, voire vers les symptômes derridiens.

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
 
 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Guilgal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Derrida
LieuGalgal

VK.GKJ

DerridaTora

KF.LLK

GlasGL

VE.LEF

ViensGala

DD.LDD

VGalaDecouvrement

Rang = XGalaApoc
Genre = MR - IA