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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Le "Gal" hébraïque, expérience de l'exil                     Le "Gal" hébraïque, expérience de l'exil
Sources (*) : L'oeuvre, au lieu du Galgal               L'oeuvre, au lieu du Galgal
Pierre Delain - "Torah : ça déconstruit ", Ed : Guilgal, 2016-2017, Page créée le 20 décembre 2001

 

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Déconstruction et / du texte biblique

[Autour de la racine hébraïque GAL se joue l'expérience apocalyptique de l'exil et de l'emportement]

Déconstruction et / du texte biblique
   
   
   
GL... dans "Glas" GL... dans "Glas"
                 
                       

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D'après les dictionnaires, la racine hébraïque "gal" (guimel, lamed, hei) ou "gala" (גָּאלָה) peut signifier : exiler, révéler, découvrir, mettre à nu, s'animer, s'irriter. C'est aussi faire tourner, dévoiler. Entre ce qui est déjà dévoilé (galouï), et ce qui est encore caché (nistar) - le secret, ou les parties honteuses - c'est toujours cette racine qui est en jeu.

Avant même d'être encore redoublée dans galgal (גַּלְגַּל), la racine gal est déjà double : elle signifie l'exil (galout) et la rédemption (gueoula), le morcellement et le retour de l'unité. Le galgal est un cycle, une sphère qui peut, comme toutes les sphères, tourner autour d'un axe, sauf que dans son cas (selon la tradition mystique qui part du Livre de Daniel (7:9)), l'axe est le néant. Elle est aussi un rouleau (meguila) qu'on doit dérouler pour le lire, contrairement à un livre, ce qui demande de l'effort et du temps.

Galgal est le monticule de pierre où Jacob a noué une double alliance : avec Laban (terrestre, pour marquer une frontière) et avec Elohim (le garant). Jacob nomme ce lieu Gal'ed (tas du témoin) - ou mont Galaad.

Guilgal (הַגִּלְגָּל) est le lieu d'une autre alliance : celle où le premier roi d'Israël, Saül, se rendait pour rencontrer Yhvh. La perte de ce lieu sera le signe de sa rupture.

On dit aussi guél quand il s'agit du tsérouf (pratique de la cabale extatique, codifiée par Abraham Aboulafia, où l'on fait tourner les lettres).

En guematria, la valeur du mot "gal" est 33, ce dont on a tiré toutes sortes de conclusions, plus ou moins discutables. Le Christ, dit-on, avait 33 ans, lorsqu'il est mort sur le Golgotha.

En droit, la liste des significations qu'on peut associer à cette racine est infinie, aucun lexique ne pourrait en faire le tour.

 

 

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Propositions

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Autour de la racine hébraïque "gal" s'est déployé un champ sémantique inouï

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La même racine hébraïque "gal" signifie l'exil (galout) et la rédemption (gueoula)

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"Apokalupsis" est le mot utilisé dans la Septante pour traduire des mots dérivés du verbe hébreu "gala" (exiler, révéler, découvrir, mettre à nu)

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Avec le "gala" hébraïque, comme avec l'"apokalupsis" grec, il y va du dévoilement d'un secret, du découvrement des parties honteuses

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Entre l'accueil d'une alliance et sa rupture, Galgal est un lieu, un seuil, un mouvement de rotation

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La Cabale apparaît avec la distinction du galouï (déjà dévoilé) et du nistar (encore caché)

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Le téli est un axe dans le néant et le galgal est la sphère du temps, comme il est dit : "La voix de ton tonnerre dans la sphère"

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Le Galgal est meguila (rouleau), et non pas sefer (livre) : il demande pour être ouvert de l'effort et du temps

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Le guél est la pratique mystique de la Cabale qui fait tourner (gal) la voix dans une sphère vibratoire

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Au mont Galaad, un monticule de pierre nommé Galgal témoigne d'une double alliance : entre Jacob et Laban, séparation pacifique; entre Israël et Dieu

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A chaque fois que Saül entre en rapport avec Yhvh, un lieu est désigné : Guilgal (ou Galgal, ou Ghilgal)

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Gal (guimel - lamed), composante du Galgal, a pour valeur 33, ce qui correspond à l'âge de la mort de Jésus, qui est mort sur le Golgotha

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L'exil d'Israël (galout) comprend trois éléments : éloignement de la terre, dispersion, perte de l'indépendance

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Dans Glas, Derrida focalise son analyse de Genet sur la syllabe GL, GAL : syllabe matricielle autour de laquelle résonne la musique du texte

Curieuse ressemblance entre ce mot "Galgal" biblique et le mot français "Galgal", issu du redoublement de l'ancien français "gal" (caillou). On retrouve cette racine (d'origine probablement gauloise) dans le mot "galet". "Galet" signifie caillou arrondi, pierre à feu et aussi "petite roue servant à faciliter la mobilité de certains objets" (TLF). (Un galgal (ou cairn) est un mégalithe du Néolithique. Les dolmens étaient recouverts soit d'une butte de terre soit d'un monticule de pierres. Quand ils ont conservé leur monticule de pierres jusqu'à nos jours, on les appelle « galgals » ou « cairns ». Si leur butte de terre est toujours là, ce sont des « tumulus ».

A noter que dans l'anglais populaire d'aujourd'hui, GALGAL signifie : "Give A Little Get A Little"

 


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