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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, la tour de Babel                     Derrida, la tour de Babel
Sources (*) : Derrida, la traduction               Derrida, la traduction
Jacques Derrida - "D'un ton apocalyptique adopté naguère en philosophie", Ed : Galilée, 1983, p10

 

La tour de Babel -

Un "Viens" en excès de "gala", l'apocalypse

En choisissant de se donner à lui-même le nom Babel, Yhvh donne à traduire [il faut traduire] et à ne pas traduire [il ne faut pas traduire]

Un "Viens" en excès de "gala", l'apocalypse
   
   
   
Derrida, Dieu Derrida, Dieu
Derrida, la tora               Derrida, la tora  
                       

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Jacques Derrida introduit la tour de Babel à propos d'un autre mot hébreu, gala, qu'on a traduit en grec par le mot apokolupsis. Au-delà du travail (de traduction), dit Derrida, une grâce est donnée. Laquelle? Celle d'un double bind infini : Il faut traduire et il ne faut pas traduire. Ce double il faut nous a été donné avec la dispersion des langues - on peut et on ne peut pas s'en innocenter.

Si tous les hommes pouvaient échanger entre eux de manière transparente, sans reste, alors la construction de la tour pourrait s'achever. On aboutirait à une architecture cohérente, systématique, unitaire. C'est ce que Yhvh veut empêcher. Dans l'interprétation derridienne, permise par l'ambiguité du texte qui laisse indéterminée la référence (la tour, la ville ou Dieu lui-même - Bab-El pouvant se lire aussi comme la porte du Dieu), en clamant Babel, un mot qui signifie "confusion", Dieu se nomme lui-même. Plutôt que de détruire la tour, il choisit de prononcer un nom propre, sans préciser clairement à quoi ce mot se rapporte. Ce nom a la faculté de disperser les langues, et donc de disperser aussi les humains. N'ayant plus de langue commune, ils sont obligés d'arrêter la construction. Ce court récit en 9 versets n'est pas un récit comme un autre, une anecdote. C'est le récit de notre rapport à la langue.

Construire, c'est traduire. Il faut traduire comme il faut construire, c'est une tâche nécessaire qui atteste, comme l'indiquait Walter Benjamin, de la traductibilité des langues entre elles. Mais tout en étant traductibles, les langues sont irréductiblement dispersées, on ne peut pas venir à bout de la tâche. Il ne faut pas traduire, car cette langue pure dont parlait Benjamin, cette langue sacrée qui fait le lien entre les langues courantes et sans laquelle aucune traduction ne serait concevable, cette langue - qui est aussi la langue de la déconstruction - a reçu le nom de Babel, confusion. Ce n'est qu'une semence, le germe d'un langage impossible à créer. Le don de Yhvh, c'est la dispersion des langues afin qu'elles soient traduites; mais avec cette dispersion, la traduction est impossible.

Citation : "Il faut traduire et il faut ne pas traduire. Je pense au double bind de YHWH quand, avec le nom de son choix, avec son nom pourrait-on dire, Babel, il donne à traduire et à ne pas traduire. Et personne, à jamais, depuis lors, ne se soustrait à la double postulation" (Derrida, D'un ton apocalyptique adopté naguère en philosophie, p10).

 

 

"Et, pour cela, elle s'appela Babel, car, là-bas, il [Yhvh] fit partout un babil de la langue, et, de là-bas, il [Yhvh] les dispersa sur la face de toute la terre" (Gn 11,9) (traduction de Marc de Launay).

"Sur quoi il crie son nom : Babel, oui, là, [Yhvh] a mêlé la lèvre de toute la terre, et de là [Yhvh] les a dispersés sur les faces de toute la terre" (Gn 11,9) (traduction de André Chouraqui).

"Aussi - on a appelé son nom - Babel -- parce que là Adonaï a embabelé - la langue de toute la terre -- Et de là - Adonaï les a éparpillés -- sur la face de toute la terre (Gn 11,9) (traduction de Henri Meschonnic).

--- Traduire, ce don de Dieu, serait-il aussi un nom de Dieu?

 


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