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Alexandra Darcansse                     Alexandra Darcansse
Sources (*) : Le lieu de l'Orloeuvre               Le lieu de l'Orloeuvre
Alexandra Darcansse - "Du limon de nos oeuvres", Ed : Galgal, 2007, Page créée par le scripteur le 24 décembre 2000

 

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[Alexandra Darcansse]

   
   
   
                 
                       

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(Alexandra) : Ils ne m'ont pas crue quand j'ai dit qu'Honoré était mon frère. J'ai préféré ne pas insister. D'ailleurs si je leur avais dit la vérité, si j'avais seulement suggéré qu'il n'est pas seulement mon frère, mais aussi mon jumeau, ils auraient éclaté d'un rire gras (et gris). Faux jumeau, auraient-ils ajouté immédiatement, et ils m'auraient effacée comme ils ont effacé Electra qui n'était, elle, que ma demi-soeur. A quoi ça servirait qu'ils sachent? D'ailleurs même Albert n'a jamais rien su à propos de mes jumeaux à moi, qui étaient pourtant ses enfants.

- Ouzza : Blonde, belle, grande, toujours vêtue avec goût, Alexandra dégage une sorte d'aura intimidante qui laisse mal à l'aise. On ne discute pas vraiment avec elle. D'ailleurs le genre de propos qu'elle tient n'est pas fait pour être discuté. On l'écoute, on l'entend, on ne la discute pas.

(Alexandra) : Le diagnostic a été souvent fait, mais personne ne s'y est habitué. D'ailleurs est-ce que c'est possible? Est-ce qu'on peut se lever le matin, se coucher le soir, se dire bonjour, au revoir, se demander comment ça va, s'écouter, se critiquer, se consoler, se plaindre, est-ce qu'on peut faire tout ça dans une langue sans promesse? Est-ce qu'il peut encore y avoir du politique, du social, du mythe, du récit, dans des sociétés sans promesse? Est-ce qu'on peut encore se situer dans l'espace et le temps? Est-ce qu'on peut encore supposer qu'il y a quelque chose qui mérite le nom d'art? La chute a commencé dans l'optimisme avec l'impressionnisme, ce temps d'extase, et la voici qui aboutit aux hantises du cinéma d'aujourd'hui. Une route sans promesse est impraticable. Elle n'a ni bords, ni revêtement, ni panneaux de signalisation. Tout le monde s'embourbe, on n'arrive même plus à imaginer qu'à une époque, on croyait vraiment que l'issue était là, tout près, au bout du tunnel.

 

 

 

 

Propositions (les ttes de parcours sont entre crochets)

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[Et il faut laisser l'avenir ouvert]

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[Avec l'impressionnisme, un temps d'arrêt extatique annonce l'art moderne]

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[L'art moderne est une secousse dans l'art, si violente qu'elle a failli l'emporter]

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[Nous sommes à la veille du pire des dangers : qu'émergent des langues sans promesse]

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[Après l'épuisement des grands récits, il revient au cinéma de mettre en scène la hantise des hantises : la clôture de l'avenir]

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L'autre éthique à-venir est "ce qui vient", "ce qui arrive", une hétéronomie où l'autre est ma loi

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Par la prière, la révélation jette dans l'avenir le voeu, la question, le cri

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L'archive garde en elle un poids d'impensé qui engage l'histoire du concept, son ouverture à l'avenir, sa promesse messianique

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Axiome : nul à-venir sans héritage, possibilité de répéter, itérabilité, alliance à soi, confirmation du oui originaire, mémoire et promesse messianique

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L'axiome de la déconstruction, ce à partir de quoi elle s'est toujours mise en mouvement, c'est l'ouverture de l'avenir

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Une structure immanente de promesse ou de désir, une attente sans horizon d'attente, informe toute parole

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L'annulation de l'avenir est le plus grand risque, le mal radical qui nous menace

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La promesse ouvre, dans le présent, un futur non saturable, l'avance d'un à-venir qui fait place à l'autre et que rien ne saurait fermer

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Une promesse doit être en même temps infinie, incalculable, intenable - et finie dans son principe, car à promettre indéfiniment, on ne promet plus

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Tout témoignage, serment, attestation ou adresse engendre et invoque un dieu auquel promettre la vérité

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La voix phénoménologique transforme le corps du mot en chair transcendantale

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Par envois et délocalisations, le "Mail Art" "met en oeuvre" les statuts d'auteur, de destinataire et de cosignataire

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Du limon de nos oeuvres (Alexandra Darcansse, 2007) [DLDNO]

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En échange de notre survie, nous honorons les rendez-vous qui nous sont donnés - jusqu'à épuisement (Holy Motors, film de Leos Carax, 2012)

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Le "Grand Soir" (film de Kervern et Delépine) est un jour vide, désespéré, point d'aboutissement d'un monde (et d'un cinéma) sans contenu psychologique ni filiation

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Dans "Le cheval de Turin", film de Béla Tarr (2011), le monde qui s'efface ouvre sur un néant inconnu, absolument indéterminé

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Dans le film "Melancholia" de Lars von Trier, il y a quelque chose de nazi : l'entrée en scène d'un monde absolument dépourvu d'avenir

 

 

 


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