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de Jacques Derrida

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La collection de Karen                     La collection de Karen
Sources (*) : "Il faut" collecter               "Il faut" collecter
Ouzza Kelin - "Controverses et postulations", Ed : Galgal, Sans date, Page créée le 27 mars 2004

 

Supplement de collecte -

L'Orloeuvre, plus d'une collection

   
   
   
               
                       

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- Malavika : Même si elles ne visent rien en particulier, les collectes ne peuvent pas être complètement étrangères à la transmission. Elles supposent toujours que quelqu'un, un jour, en recevra au moins un fragment - sinon elles s'oublieraient d'elle-même, il n'en resterait plus rien, et ce n'est pas non plus ce que nous visons.

- John : Nous ne le visons pas, mais nous ne l'excluons pas non plus.

- Jacques : Si les collectes ont commencé avec l'Orloeuvre, dans le temps précis où l'Orloeuvre a été déclenché, avec les moyens techniques et humains qui sont ceux de l'Orloeuvre, ce n'est pas un hasard. Comme tout ce qui advient à l'heure de la dissémination, elles ne s'additionnent pas, elles ne constituent aucun ensemble et n'entrent dans aucun projet précis.

- Matricia : Sauf qu'elles ont un nom, justement : les collectes de l'Orloeuvre. Elles ont au moins l'unité qui découle de l'unicité de ce nom.

- Cécile : Oui Matricia, je pense que tu as raison, et je voudrais ajouter sur ce point un élément supplémentaire. Tu te rappelles qu'il y a eu beaucoup de discussions autour de la signature. Nous avions finalement décidé de maintenir deux niveaux : la signature singulière et la signature commune (qu'on peut aussi qualifier d'anonyme, mais ce n'est pas le mot qui a été retenu). Quand les Orloviens ont retenu un nom pour cette signature commune, Idvia Idvenit, les collectes ont changé de dimension. Il s'est passé quelque chose, comme si une autre oeuvre était née, une oeuvre en plus...

 

 

Ce que Karen appelait sa collection était un ensemble hétéroclite d'images numérisées, qu'elle avait conservé depuis des années dans ses ordinateurs. Il y avait de tout. Des photos de famille, des captures d'écran, des reproductions de tableaux de peintres connus comme Francis Bacon ou Victor Brauner, des esquisses, des transformations d'images anciennes, des manipulations numériques réalisées par des inconnus comme Elisabeth Chamontin, et aussi des dessins, des schémas, des descriptions d'installations, des compte-rendus de performances et des photos de sculptures prises sous différents angles, des vidéos successives de la même performance comme la Singing Sculpture de Gilbert & George. Karen était intarissable, elle aurait voulu commenter chacune de ces images l'une après l'autre, comme si sa propre voix devait absolument s'y ajouter.

- Karen : Finalement, je suis tellement obsédée, je prends tellement d'images pour des images de voix que je finis par me dire que les artistes ne représentent jamais autre chose que ça, des voix. Par exemple de Kooning, là, dans une de ses innombrables Woman, est-ce que vraiment il nous fait voir une femme, ou l'écoulement involontaire de sa parole? Et ce crâne africain Ejagham, est-ce que c'est un crâne ou une voix spectrale?

- Calixthe : Ceux qui ont créé ces objets se souciaient peu de ce qu'ils étaient.

- Karen : Ce que j'appelle ma collection est une sorte d'oeuvre au carré, une oeuvre qui ne trouve sa justification que dans le fait de s'augmenter toujours un peu plus. Je me suis longtemps obstinée à chercher et rajouter d'autres copies et copies de copies de ce mot qui finissait par prendre une signification abstraite et évanescente, la voix. C'est un objet qui ne te laisse pas en paix, qui t'oblige passer à autre chose avec d'autres..

Karen avait déjà trouvé une sorte de sigle pour désigner son travail, iVoix, et un titre : L'Irreprésentation de la voix. Cette collection ne devait pas être gardée cachée. Il fallait la montrer le plus possible. En faire une vitrine, un projet. Le présenter en permanence sur le web, et d'abord, la rendre accessible au Cercle.

- Calixthe : Le point commun avec l'Orloeuvre, c'est que les deux, tes images et l'Orloeuvre, sont des artefacts.

 

 


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