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Lévinas, la liberté                     Lévinas, la liberté
Sources (*) :              
Gilles Bernheim - "Un rabbin dans la cité", Ed : Calmann-Lévy, 1997, p71-2

 

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Faire reposer la légalisation de l'avortement sur la liberté de disposer de son corps est une faute philosophique

   
   
   
                 
                       

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La loi Veil sur l'IVG du 17 janvier 1975 devenue définitive le 31 décembre 1979 a été votée sous la pression du droit des femmes à disposer de leur propre corps.

Il s'agit d'un principe général. Au contraire les décisionnaires halakhiques donnent des réponses au cas par cas.

On substitue l'appréhension métaphysique à l'expression juridique du problème. Quand on élabore une loi, il faudrait plutôt prendre d'abord en compte la notion de préjudice (avant celle de liberté). Quand une femme avorte, il y a pour elle préjudice. C'est sa propre représentation maternelle qui est affectée (souffrance psychique). Certes une maternité non désirée est aussi un préjudice. Il faut gérer les deux.

La loi Veil donne à la future mère un droit de choix sur le destin de l'embryon . L'embryon appartient à la mère seule de la conception à la fin de la dixième semaine. C'est un droit subjectif. La mère a un droit de vie et de mort sur lui.

Tout se passe comme si l'embryon s'autonomisait à la fin de la dixième semaine. Qu'est-il avant? Une personne humaine potentielle? Une chose? Quelque chose d'intermédiaire entre la personne et la chose? Rien n'empêche de s'en servir comme matériau humain.

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Gilles Bernheim est un rabbin orthodoxe mais n'est pas étranger à la modernité. Que l'avortement soit légalisé ne le choque pas particulièrement. Sur ce plan l'enseignement talmudique n'est pas éloigné de la loi Veil : il ne considère pas l'avortement comme un crime et ne le sanctionne pas pénalement.

 

 

Bernheim ne semble pas mettre en cause le contenu de la loi (en tant que système de règles juridiques), mais plutôt sa justification philosophique, c'est-à-dire l'idée qu'il s'agirait pour la femme de disposer librement de son propre corps. Est-ce qu'on a vraiment de genre de liberté? Est-ce que ça n'est pas une illusion? Le corps n'est-il pas pris dans un réseau de significations, de pratiques, de rituels? Et quelle est alors la place de l'enfant? S'il est un simple moyen de jouissance pour la mère, quelle est sa dignité? Ne confond-on pas la fin et le moyen?

 

 

 


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