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Sur des films                     Sur des films
             
Ozzy Gorgo - "L'écranophile", Ed : Galgal, 1988-2007, Page créée le 8 décembre 1999

 

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"Nous sommes sortis de l'ère de l'abandon, espérons que nous rentrons dans l'ère de l'hospitalité" (Les Noces de Dieu, film de Joao Cesar Monteiro, 1999)

   
   
   
                 
                       

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C'est ce que dit une bonne soeur, dans ce film du Woody Allen portugais (en plus triste et beaucoup plus radical), dont le nom (de famille) est "De Dios". Vagabond, il reçoit une somme énorme d'un envoyé de Dieu. Sans faire attention à l'argent, il sauve une noyée, Joana. Il l'emmène chez les soeurs, qui lui rendent grâce et lui donnent 100 escudos (une aumône). Au retour, l'argent est toujours là. Heureusement qu'il y a encore des gens honnêtes.

Bien qu'il ne croie pas en Dieu, il fait un don important au couvent (façon de s'intégrer dans la bonne société). Il dit : L'amour, c'est l'infini mis à la portée des caniches. Et aussi : La curiosité appartient aux sages et aux enfants. Ils augmentent la mise.

De cuisine en cuisine et de repas en repas, la cuisine est sa faiblesse mais il ne mange jamais (sa maigreur); surtout pas, dit-il, avant le poker. Il propose un poker illimité à un joueur arabe (Omar) dont la femme, la princesse Elena est très belle. Elle veut être tirée au sort ou jouée au poker (sa femme est apparemment tout ce qui reste à Omar après qu'il ait tout perdu).

C'est un film sur le jeu dans lequel Dieu (Jean) gagne toujours, jusqu'au moment où il perd. Quoi? Des jeunes filles, principalement, qu'il baise dans sa chapelle et met sur son autel (car Dieu ne perd jamais au jeu).

Il fait jouer l'Internationale à l'Opéra.

Joana raconte sa vie. Il désire la séduire. Ils mangent une grenade (lui salement). Finalement c'est Joana qul viendra l'attendre à la sortie de prison. C'est un séducteur de jeunes filles qui finit soit à l'asile, soit en prison.

Contraste terrible des corps (le vieux et le jeune). Ils tentent de faire l'amour, mais c'est impossible. Détournement de la pornographie. Le vieillard caresse difficilement la jeune femme. Mais il est plus adroit en paroles qu'en actes. Le lendemain matin, elle a disparu (avec la voiture). Ainsi sont les Noces de Dieu. Il a joué toute sa fortune pour elle, et elle se sauve. "Le pire est qu'elle n'a pas laissé de poil pubien". Retour à la solitude. Il est ruiné.

Complot monarchiste. Il est arrêté. Il a fait ça pour s'amuser car la société s'ennuie. J'ai évité un bain de sperme, dit-il, et aussi : Il y a bien des manières d'occuper une femme. Un homme libre est un homme qui ne cède pas sur sa jouissance. (Mais on peut se demander si Jean de Dieu ne confond pas son désir et sa jouissance, ou la vérité avec de l'huile d'olive).

 

 

L'oeuvre de Joao Cesar Monteiro est singulière, absolument singulière. Ce n'est pas pour rien qu'il se donne à lui-même le nom de dieu. Il s'agit véritablement de cela, dans ce film de 1999, faire jouir dieu par la bouche.

 

 

 


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1999.MO.NTE

zm.Monteiro.1999

Rang = YMonteiro
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