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Sources (*) : EnSof : Sans - nom, Sans - fond               EnSof : Sans - nom, Sans - fond
Gershom Scholem - "Le Nom et les symboles de Dieu dans la mystique juive", Ed : Cerf, 1983, p37

 

Musique des lettres (Serguei Dmytryk, 2012) -

Sur l'Aleph

La pensée pure (mahashavah en hébreu) est indéterminée; au commencement (aleph), elle se pense elle-même sans fin (dans l'infini, Ensof)

Sur l'Aleph
   
   
   
Le nom de Dieu, secret du langage Le nom de Dieu, secret du langage
                 
                       

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Un Dieu peut-il produire le monde en se pensant lui-même? Il faut que, face à lui-même, il devienne objet. Ce n'est pas lui-même qui en résulte, c'est la création. Dans le Bahir, livre le plus ancien de la Cabale, probablement écrit vers la fin du 12ème siècle, la volonté de Dieu n'est pas mentionnée. La force par laquelle Dieu se manifeste est la mahashavah, un mot qui peut signifier le penser, la pensée ou l'idée. Elle fait face à d'autres forces qui sont aussi en Dieu. Gershom Scholem la traduit par l'expression "le penser pur", une idée qui serait au commencement, avant la volonté divine. Le penser se prolonge à l'infini, l'infini est sa principale propriété. Il peut indéfiniment se prendre lui-même pour objet. Alors que toute vision trouve sa limite (y compris une vision mystique), la pensée qui se pense ne trouve pas de fin. N'ayant aucun autre contenu qu'elle-même, elle est irréductible à une sagesse ordonnée ou rationnelle. Selon Isaac l'Aveugle (né aveugle, il était surnommé Itzhak Saggi Nahor, Isaac plein de lumière, et a vécu à Posquières entre 1160 et 1236, une ville du Gard qui a pris aujourd'hui le nom de Vauvert), la mahashavah pure serait la séfira suprême, celle qui précède la sagesse. On pourrait la concevoir comme une aura entourant inlassablement le Deus absconditus, ou inversement, pour reprendre l'expression d'Asher ben David, disciple et neveu d'Isaac l'Aveugle, elle se trouverait implantée dans EnSof, cachée dans son Urgrund, son fonds primordial. On ne peut donc pas la confondre avec la volonté primordiale. Cette distinction irréductible entre la pensée pure et la volonté singularise la tradition de la Cabale. Plus tard elle ouvre sur une dialectique : "le penser émerge d'un abîme de la volonté, mais il s'abîme aussi en elle et de là il s'efforce de revenir à son origine" (Scholem p45).

 

 

La première sefira, hauteur ou volonté jusque dans l'infini, est aussi nommée aleph. Ce chiffre 1, cette première lettre de l'alphabet, ce n'est ni la volonté infinie comme telle, ni la hauteur infinie, c'est un mouvement vers l'infini (ad EnSof), toujours incertain et inaccompli. "Puissent les paroles de ma bouche se diriger vers la volonté" dit David (Ps 19:15), c'est un voeu, un souhait, une demande, une prière, qui ne permet pas de saisir l'occulte. Aleph est un nom, mais à l'EnSof, aucun nom ne peut être attribué. Le point primordial ou le commencement de la sefira ne doit pas être confondu avec l'EnSof. Il est impersonnel, tandis que l'EnSof, cette tête blanche de vieillard, est un "Qui". Mais les auteurs hésitent; il se peut aussi que la première sefira soit la volonté (personnelle), séparée de l'infini, cette région anonyme de l'occultation absolue, auquel elle tente de s'unir. Il y a toujours une tension, un combat entre la volonté et le penser.

 

 

 


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