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L'espace juif est vocal                     L'espace juif est vocal
Sources (*) : Peintres Vocaux               Peintres Vocaux
Ruth Shararii - "Persévérance d'une voix", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 4 juillet 1995

 

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Existe-t-il un art juif?

[L'espace des peintres juifs est vocal]

Existe-t-il un art juif?
   
   
   
                 
                       

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Qu’y a-t-il de commun entre des peintres, des dessinateurs, des illustrateurs ou des sculpteurs juifs? A cette question provocatrice, on a naturellement tendance à répondre : rien d’essentiel, en tous cas rien d’essentiel à la peinture. La notion même de «peinture juive» a quelque chose de bizarre, de douteux, de suspect, pour ne pas dire pire. Il se trouve que parmi les peintres certains sont juifs, voilà tout ce qu’on devrait pouvoir dire. Entre ceux qui s’affirment comme tels (du genre Chagall ou Mané-Katz) et ceux pour lesquels on pourrait aussi bien ignorer qu’ils le sont (Tom Wesselman par exemple), il ne semble pas y avoir la moindre passerelle. Chacun son style, son époque et ses choix.

C’est ce que j’ai longtemps pensé, très longtemps même, jusqu’à ce qu’un sentiment, une certaine intuition se frayent peu à peu une place dans mon esprit, en perturbent le bel ordonnancement et finissent par me forcer à poser par écrit quelques hypothèses.

Tenez, faites l’expérience. Rendez-vous quelque part où se trouve présentée, pour une raison quelconque, une collection comportant des oeuvres d’artistes juifs assez diversifiés. Mettons, par exemple, celle du défunt Oscar Ghez au Petit Palais de Genève. Ouvrez les yeux et vous le constaterez vous-même : l’idée première, le choix de principe anti-raciste, anti-antisémite, ce choix qui pourrait sembler rassurant, est contredit par les faits. Quand on regarde des tableaux fabriqués par des juifs, on ne peut s’empêcher de se dire qu’ils partagent quelque chose. Mais quoi? Dans un premier temps, pour rester aussi proche que possible de notre expérience de la vision, je dirais qu’il y a en eux quelque chose comme un flottement. Les figures ne semblent pas posées par terre. Elles manquent de pesanteur. Elles sont distribuées dans l’espace d’une façon qui ne correspond à aucune règle. Comme il en est des lettres hébraïques, on croirait qu’elles ne s’appuient pas sur une ligne située en bas, au-dessous d’elles, mais au contraire qu’elles s’appuient sur une ligne invisible et instable située quelque part vers le haut.

Observez ce dessin de Jules Pascin (né Mordechaï Pincas et décédé par suicide à Paris en 1930), Nostalgie (1928). C’est un peintre extrêmement sensuel, qui adore montrer les jeunes filles dans des positions équivoques. Voyez son trait. Une incertitude essentielle semble habiter l’image. Le dessin est ondoyant, suggestif plus que descriptif, troublé, troublant et sinueux. Le regard de la jeune femme s’élève vers une autre région, peut-être celle qu’un index de sa main désigne et suscite. Quelque chose de l’image se trouve là, dans cette autre région qu’évoquent également les volutes et redites des lignes dont la fonction est de situer l’espace où elle est étendue (un canapé, une table ronde). Quelle est cette région?

Quelque chose vient creuser l’espace de cette peinture. Il est difficile de prendre parti dans un premier temps sur l’origine de ce creux. Nous l'appelons espace vocal. Qu’est-ce qu’un espace vocal? C’est la résidence d’un désir, d’une vibration, d’un appel ou d’une écoute. Il manque de supports et de repères visuels, et pourtant il réussit à sous-tendre la figure. Par quel miracle? Une certaine instabilité, une certaine indétermination de la couleur. Comme s'il fallait que la voix de l'Être trouve son chemin, là aussi.

 

 

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Propositions

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Tu te tournes vers le lointain mais tu ne vois rien, alors tu ondoies de la main

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[La couleur donne à voir l'indicible, l'infigurable]

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La couleur, aussi silencieuse soit-elle, porte la voix de l'être

 

 

 


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