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Sources (*) :              
Nina Messham - "Trop proche de la bouche", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 26 mai 1995

 

Les mots dans la bouche (Achille Vanzetti, 2010) -

Les mots dictent leur loi dans la bouche

   
   
   
                 
                       

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Ce n'est pas la lettre qui compte, c'est le mot. La lettre vient sur le tard, elle vient de l'extérieur, tandis que le mot, je l'ai toujours connu et parlé directement dans ma propre bouche.

Le commandement est ce qui transforme la loi (vocale) en audition (qui s’impose à tous). La bouillie vocale se fait dire, le dire se fait dit et le direDit, indissociable, se fait global, général. Il prend une extension. A terme, à notre époque, il devient espace auditif (l’espace auditif s’identifie à l’espace vocal).

Pour que le commandement fonctionne, il faut qu’un processus le ramène dans ma propre bouche. Pas seulement dans la bouche du commandant ou du Commandeur : dans la mienne, le commandé. Le problème, c’est que cette bouillie vocale n’est pas facile à saisir, elle a la fâcheuse habitude de s’émanciper sous forme de cri et d’ignorer la forme du commandement clair et net (j’appelle commandement clair et net tout ce qui ressemble au code de la route, étant donné que les paroles de la bible sont obscures et pas nettes, et qu’en outre elles ne sont même pas des commandements).

La voix n’est pas directrice. Elle va dans toutes les directions, sans discernement. Cette caractéristique fait de la loi quelque chose de spontanément universel. L’espace devient grâce à elle auditif, ce qui veut dire qu’il est global, globalisant.

La voix est un certain type d’horizon. En elle se joignent les deux horizons, intérieur et extérieur.

Aujourd’hui, on n’entend plus de voix particulière (du type Voix paternelle ou Voix divine), on entend de la musique, un perpétuel et permanent concert de musique. C’est ce qu’on peut appeler l’imaginarisation de la loi, et en même temps de la voix.

A force de mâcher, on en arrive à broyer de la voix, et alors ce ne sont plus des fragments de voix qui sont proposés comme loi, mais des chiures de mouches. La loi s’éloigne du visage. Plus elle est orpheline, plus elle prend de grands airs. Il faut faire la cuisine selon des recettes nouvelles, compatibles avec le goût actuel et avec la marche générale de la société.

Que Moïse ait été bègue ne tient pas qu’à sa personnalité. Cela tient à la forme de la loi. On ne peut que bégayer la loi, sinon elle ne l’est plus (c’est-à-dire qu’elle n’est plus la loi).

 

 

- Les mots, tu les inventes pas. Il a bien fallu qu'un autre les ait articulés avant toi. C'est la loi de la lettre.

- Cette loi m’est tellement intérieure que mes lèvres la profèrent involontairement, ou encore qu’elle se profère à moi sans même que j’aie à la proférer. Dès qu’il y a voix, il y a loi. L’un est inhérent à l’autre. Elles sont inséparables et ne demandent à personne la permission de coucher ensemble.

 

 

 


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