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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
Le récit de l'Orloeuvre                     Le récit de l'Orloeuvre
Sources (*) :              
Louise Tehanne - "En moi le néant", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 1er janvier 1997

 

Horsphere rouge (Jean De gottex, 1965) -

L'Orloeuvre a pour objet sa propre implosion

Autres renvois :
   

A partir de Jean Degottex

   
   
                 
                       

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Louise Téhanne était un cas, vraiment un cas. Elle n’était réductible à aucun des courants qui traversaient le Cercle.

- LOUISE : L'Orloeuvre n'a rien de central. Elle n'est ni superficielle ni névralgique, elle occupe des points précis, comme celui-ci, quai de l'Idve. Ces points sont l'aleph de notre temps. Le Ctp n'en dit rien mais ne parle que de ça, il en imagine le retour. Je ne mesure pas l'implosion au bruit qui l'accompagne. Il n'y a ni bruit ni mesure, rien d'autre que le silence de l'aleph qui ne s'entend ni ne se révèle. Il n'y a ni annonce ni prophétie. Personne n'affiche de signe rouge sur les portes, personne n'avertit. Même la perte de voix s'oublie. Qui parle en son nom? Personne. C'est ce personne, cette indétermination que partagent nos musées, nos petits écrans et nos salles de classe, c'est cela, cette voix silencieuse, qui porte le signe de l'aleph. L'aleph revient! Il revient sans cesser d'être muet, mais il revient. C'est lui qui a donné naissance à l'Orloeuvre pour qu'elle l'accompagne dans son retour.

- JACQUES : D'où vient l'implosion de l'Orloeuvre? Qu'y a-t-il à l'intérieur pour justifier cela, pour gonfler cela, pour porter cela à l'incandescence? Quel excès? Quel débordement? Je vais vous le dire : L'Orloeuvre est incapable de se limiter elle-même. Telle est l'idée sous-jacente à l'opinion de Ruth, telle est la curieuse prémice qu'elle nous invite à prendre en charge. Mais voilà : si tu partages l'Orloeuvre, dois-tu cesser de partager le monde? En te joignant à l'Orloeuvre, tu empiles des citoyennetés sur la tienne. Je ne veux pas dire que tu vas posséder plusieurs citoyennetés; ce serait une chose absurde. Je veux dire que la citoyenneté qui est la tienne, ton unique citoyenneté, est partagée, divisée. Et cette division qui nous emporte tous et qui diffère pour chacun est la vraie limite de l'Orloeuvre. C'est une limite brutale et souveraine. Autour d'elle, les mondes ne communiquent que par d'infimes passerelles invisibles et ténues, voire clandestines

- INGFRID : Sois concret. Pas de jargon!

- JACQUES : Où s'arrêter? Aucune cohésion sociale, aucune efficacité ne limite l'extension de l'Orloeuvre. Chacun s'arrête à son propre engagement mais l'Orloeuvre se meut indéfiniment dans le Cercle. Il n'y a plus d'autres lieux à explorer. Toute alternative a disparu. Il n'y a pas d'ailleurs à l'Orloeuvre si ce n'est l'Orloeuvre elle-même. La seule voie praticable est endogène. Tu en feras mille fois le tour, tu ne trouveras pas de point de fuite ou tu en trouveras des millers. Le Cercle ne peut plus s'arrêter, l'Orloeuvre est condamnée au foisonnement, si tu veux t'en échapper tu ne feras qu'exprimer différemment la logique entropique de l'implosion. Plus tu ajoutes des thèses et des énoncements, plus tu fabriques des articulations, plus tu les associes, plus tu t'efforces de mettre de l'ordre dans l'axologie du monde, plus tu crées du désordre au sens fort du mot, création. Voilà le paradoxe : l'origine de l'Orloeuvre est un prodigieux désir d'ordre, et ce désir s'écartèle en concrétions désordonnées dont Ruth a donné la formule. Du désir d'ordre au désordre il n'y a qu'une contraction du i, qui est, précisément, la première lettre du mot implosion

- SHUTONG : Ruth parle de l'aleph, pas du Galgal.

- JACQUES : C'est exactement ça : l'Oeuvre se répand en une infinité d'alephs. Le Ctp renonce à regrouper ces alephs en un aleph unique, originel. C'est ça l'implosion. Et s'il portait d'autres noms? Et si tous ses noms exprimaient une même démesure? Ce n'est pas qu'une illusion, ce n'est pas la répétition d'un texte unique, ce n'est pas une gigantesque boucle, c'est une vraie diversité.

 

 

- LAURENT : L'Orloeuvre n'est ni une force politique, ni une force militante, encore moins une force morale. Mais vous sous-estimez son poids dans le Ctp. N'avons-nous pas donné naissance à un formidable outil? Nous ne bâtissons pas l'Orloeuvre par hasard. Nous le faisons sous la pression d'une force intérieure, d'un jaillissement, d'un geyser brûlant qui nous éjecte et nous disperse dans l'air du temps comme un nuage de fumée. C'est ça la diffusion de l'Orloeuvre dans le social, une irrésistible extension de chacune de ses parcelles à des domaines auxquels ne manque qu'une goutte d'eau pour déborder. Le social n'est pas mort, il l'est même si peu que l'Orloeuvre l'a pris pour enjeu. C'est la société toute entière qui implose et qui entraîne l'Orloeuvre dans sa chute. Il n'est pas un système. Il n'a pas pour objet d'ajouter du savoir au savoir, ce que l'humanité n'a pas cessé de faire depuis l'origine et qu'elle ne cessera jamais de faire et à quoi nous ne participons pas. L'objet de l'Orloeuvre est un changement de plan, une autre façon d'appréhender le social. C'est tout le système du savoir qui implose, et si le système du savoir implose, alors l'organisation sociale qui l'accompagne également. Pourquoi mâcher nos mots? Nous sommes une espèce grégaire. Pourquoi nous cacher derrière des formules creuses?

Valentin Servanne occupait au Cercle l'étrange place de gardien des rites. Presque toujours aux côtés de Bendito, il intervenait pour que le débat reste, comme il disait, reclus, c'est-à-dire confiné dans un cadre strictement orloeuvrien (son mot préféré) et ne dégénère pas en salon des causeries.

- VALENTIN : Le Cercle ne confond pas les registres.

- LAURENT : Ce n'est pas une question de choix. Le Cercle ne choisit rien. C'est la réalité qui veut ça, la réalité telle qu'elle subsiste. Valentin, contesteras-tu qu'il y ait de la réalité qui subsiste en-dehors du Cercle?

 

 

 


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