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Derrida, un archi - choix                     Derrida, un archi - choix
Sources (*) : Derrida, le mal               Derrida, le mal
Jacques Derrida - "Circonfession", Ed : Seuil, 1991, p47

 

Ex Libris -

Derrida, la vie, la survie

A la "survivante éternelle", ce blasphème, ce parjure, cette figure du savoir absolu pour laquelle aucune surprise n'est possible, il faut répondre par l'aveu, la demande de pardon

Derrida, la vie, la survie
   
   
   
Derrida, le mal radical Derrida, le mal radical
Derrida, serment, parjure               Derrida, serment, parjure  
Derrida, le pardon                     Derrida, le pardon    

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Qui est la survivante éternelle? Une figure qui, éternellement, se survit à elle-même inchangée. Dans ce passage comme dans tout Circonfession, Derrida associe le savoir absolu à cette mère mourante qui ne le reconnaît plus, qui ne prononce plus son nom, qui ne lui parle plus : une survie présentement présente dit-il (p72), improductive, inféconde, éternelle au sens de la répétition infinie. Le choix de la figure maternelle n'est pas seulement lié à cette circonstance d'une mère réelle ayant effectivement perdu ses capacités cognitives. C'est aussi une figure théorique, celle de la Derridabase, texte de Geoffrey Bennington, ce théologiciel qui n'est qu'un résumé clos, sans citation, du système théorique derridien. Une mère qui ne se souvient plus du nom de ses enfants est réduite au statut de pure génitrice. Elle apparaît visuellement en haut du livre paru aux éditions du seuil, en contraste avec ce qui s'écrit en bas, dans le sang, les pleurs, la prière, le blasphème, le parjure et la mort.

Dans cette neuvième bande, Derrida répond à la tentative de G. par une demande de pardon. "On demande toujours pardon quand on écrit", disait-il déjà dix ans plus tôt dans La Carte postale. Demander pardon, c'est faire événement, faire date, faire oeuvre. Mais pourquoi est-ce à lui, Derrida, de demander pardon, quand c'est Bennington qui le menace de mal radical? Pourquoi est-ce lui, Derrida, qui aurait commis un crime, aurait blasphémé, se serait parjuré?

 

 

N'est-ce pas lui qui a écrit ce texte, et donc ouvert la voie à l'interprétation benningtonienne? N'est-ce pas lui le philosophe, le penseur, le théoricien qui invite à ce type de lecture? La surenchère perverse n'est-elle pas déjà inscrite dans son texte, à lui Derrida, c'est-à-dire dans l'ambition philosophique qu'il cherche à assouvir, dans la rigueur formelle dont il se veut, malgré tout, l'exécuteur exigeant? Il lui faut donc faire ce choix (l'archi-choix), prendre cette décision : c'est à lui de demander pardon. L'archi-choix n'est pas dans la construction philosophique elle-même, il est dans la dimension d'aveu ou d'excuse dont elle est inséparable. Plus le système philosophique est solide, et plus le pardon est démesuré, interminable. Or, on ne peut s'excuser que par l'oeuvre, ce qui interdit de ne pas faire oeuvre.

 

 

 


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