Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook L'activité du site, suivre le blog

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 DERRIDEX

Index des termes

de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Le spectral de Derrida                     Le spectral de Derrida
Sources (*) : Les mots de Jacques Derrida               Les mots de Jacques Derrida
Pierre Delain - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Guilgal, 2004-2016, Page créée le 29 juillet 2005 L'oeuvre accueille les spectres

[Derrida, spectralité, hantise]

L'oeuvre accueille les spectres Autres renvois :
   

Conjuration, exorcisme, contestation

   

Survivance, spectralité

   

Derrida, l'esprit

                 
                       

1. Hantologie.

Jacques Derrida affirme à diverses reprises la place centrale de la spectralité dans sa pensée. Il invente même un mot, hantologie, pour la nommer. Qu'est-ce que l'hantologie? Ce n'est pas un mode de connaissance [car les spectres, on ne les connaît pas] mais une logique, plus ample, dit-il, que l'ontologie - ce qui laisse entendre que l'hantologie pourrait se substituer à la philosophie.

"Cette logique de la hantise ne serait pas seulement plus ample et plus puissante qu'une ontologie ou qu'une pensée de l'être (...). Elle abriterait en elle, mais comme des lieux circonscrits ou des effets particuliers, l'eschatologie et la téléologie mêmes. Elle les comprendrait, mais incompréhensiblement" (Spectres de Marx, p31).

Cette logique, irréductible, est indissociable du motif de la déconstruction. Elle se joue au coeur du présent vivant, dans l'expérience quotidienne du rapport à l'autre. Toute oeuvre est spectrale, elle produit de la spectralité.

"La logique spectrale est de facto une logique déconstructrice. Elle est l'élément de hantise dans lequel la déconstruction trouve son lieu le plus hospitalier, au coeur du présent vivant, dans la pulsation la plus vive du philosophique. Comme le travail du deuil, d'une certaine manière, qui produit de la spectralité, et comme tout travail produit de la spectralité" (Echographies de la télévision, p131).

 

2. Revenance : retour de l'autre.

L'une des sources du spectral derridien est la hantise de Nicolas Abraham et Maria Török (ou leur fantôme). A partir des deux types d'incorporation dont les deux psychanalystes font la description clinique, Derrida distingue entre l'effet de spectre, du côté du fantasme, et la revenance. Dans ce dernier cas, le fantôme ne revient pas depuis l'inconscient du sujet (ou d'une crypte dans son moi), mais depuis l'inconscient d'un autre. C'est ce qui arrive par exemple dans les cas de transmission inconsciente d'un secret de famille - des cas qui ont particulièrement intéressé Abraham et Török.

En provenance des générations passées, de l'inconscient ou de la chose même, des spectres n'ont jamais cessé de s'annoncer, de s'infiltrer sous la représentation. Ils se manifestent dans l'image - dont la force de spectralité excède celle de la parole, dans la peinture (hantée par ce qui fait retour en elle, ce qui revient sans rien dire, comme les Souliers de Van Gogh), derrière la surface invisible de la scène représentative - et aussi dans ce qu'on désigne comme art et qui pourrait n'être qu'une intense familiarité avec l'originarité du spectre. A travers eux, des semences de vérité s'insinuent, des suppléments se déploient. Toute écriture oublie la mémoire vivante. Elle s'abandonne à ce non-savoir, sans valeur propre, qu'est la logique spectrale.

 

3. Extension contemporaine de la spectralité.

L'hantologie apparaît comme telle à l'époque des médias. Là réside la nouveauté de notre temps : celui où, grâce aux télé-technologies, nous pouvons nous identifier à des morts présentés comme vivants, des absents figurés comme présents, des lointains apparaissant comme des proches. Il s'agit pour Derrida d'une expérience de croyance nouvelle, sans précédent, inventée autour de 1900. Avec la photographie puis le cinéma, voici qu'on peut croire en une figure hésitant entre le visible et l'invisible, une figure qu'on ne voit pas mais qu'on pense voir. Le dessin procure depuis toujours ce type d'expérience, mais les moyens modernes, techniques ou médiatiques, le démultiplient. La logique spectrale envahit tout. Les images que nous incorporons ne survivent qu'en tant qu'images d'images spectralisées. Nous les narcissisons, nous les introjectons, nous les introduisons dans un mouvement phallique où leur présence ne se distingue plus de leur fétiche. Dans ce nouvel espace public, où se croisent le "travail du deuil" et la tekhnè de l'image, l'information est performative. Les spectres fondateurs, sans cesse relancés, se transforment en guerres des religions.

Karl Marx opposait le spectre (qu'il situait du côté de l'illusion, de l'irréel) au travail vivant - qui pour lui était authentique, proprement humain. Jacques Derrida ne croit pas en cette opposition, car le "propre de l'homme" est aussi un fantôme. Il s'agit, pour lui, de rendre justice aux fantômes en inscrivant la possibilité de renvoi à l'autre, à l'hétérogène.

-------

QUE FAIRE ALORS DES SPECTRES ? Prendre appui sur le triple anagramme : spectre, sceptre, respect.

-------

4. S'expliquer avec eux : le sceptre.

Un spectre nous regarde. Sans pouvoir croiser son regard, nous nous sentons vus, surveillés. Derrida nomme effet de visière cette dissymétrie radicale. Cet autre immaîtrisable, innommable, anachronique et secret, dissimulé par une armure, qui délivre l'injonction, est une figure de la loi. Ni vivant, ni mort, ni présent, ni absent, il a sur nous, sans réciprocité, un droit de regard absolu : le droit de regard même. Bien que nous ne puissions pas l'identifier avec certitude, nous sommes livrés à sa voix. Sa loi devient la loi pour nous. Elle nous concerne et nous excède à l'infini, universellement. Elle détermine la forme même de ce dont nous héritons.

Un spectre produit un effet d'archive. Il revient vers nous, nous interpelle. Comme les langues, il nous arrive du passé. On le consulte, on l'interroge. C'est une expérience de la langue. Tout mot est un spectre dont l'origine a été oubliée, mais semble revenir.

La distinction entre spectre et revenant revient alors sous un autre angle : alors que le spectre se situe du côté de l'image, du fantasme, alors qu'il est visible sur un horizon, le revenant n'a pas d'horizon. Son altérité est irréductible, sans possibilité de domination par le regard.

 

5. Les respecter : héritage.

Le spectre est quelqu'un, un autre, une figure, mais jamais une personne. Il pourrait éventuellement abaisser sa visière - mais même s'il le faisait, je ne pourrais pas le voir. Je suis aveugle, il est avant moi, je lui dois respect et obéissance comme à un père. Sa loi produit une dette qui me précède, dont je ne peux pas m'acquitter.

Quoiqu'invisibles, les spectres peuvent s'incarner dans des images. Quoiqu'inaudibles, ils hantent la scène, ils prennent corps dans les voix auxquelles je suis livré : celles des générations qui m'ont précédé, des innombrables figures du passé et de l'avenir dont je ne peux pas rejeter l'autorité, mais auxquelles je peux résister, dire non. Etranges corps, étranges voix, à la fois singulières et multiples, spirituelles et charnelles, qui induisent une attente, une promesse, qui ne répondent jamais mais font loi.

Nous ne sommes jamais les héritiers d'un seul spectre, il y en a toujours plus d'un. C'est une horde, une foule qui ne peut pas se rassembler. Bien qu'ils ne soient ni vivants ni morts, nous n'arrêtons jamais de nous entretenir avec eux. Nous tentons, par identification, de nous les approprier - mais cette tentative ne peut qu'échouer. L'identification nous fait marcher jusqu'à ce qu'elle craque : l'autre a disparu, il n'en reste qu'une ruine, une image. Hospitalité et exclusion vont de pair.

Respecter les spectres, c'est apprendre à vivre, c'est respecter la loi de l'autre. Il faut se désidentifier, faire craquer les formes et les vêtements, leur laisser une place vide - celle où s'inscriront les noms à venir (amitié, démocratie, oeuvre). Telle est (au-delà du deuil) la tâche derridienne - une tâche messianique, celle de celui qui adresse son salut au tout autre.

 

6. Les conjurer : exorcisme.

Les spectres nous inquiètent. Leurs voix porteuses de différance déstabilisent. Dans le même mouvement, ils nous rassurent et nous menacent. Surgis de l'absence, ils sont dangereux comme tous les fantômes (ou comme chaque homme), et en même temps ils font bord, ils protègent du danger. On espère les maîtriser, mais on ne peut empêcher que ce soit eux qui parlent à travers nos bouches. Leur parole incarne la différance, en tant qu'elle est inarrêtable.

Comment s'en débarrasser? Nous sommes tentés de les exorciser, les conjurer, les chasser, les arraisonner par la parole ou par la voix. Pour cela tous les moyens sont bons, y compris les mêmes télé-technologies qui encouragent leur retour. Mais il suffit d'un deuil réussi (par exemple celui d'un frère) pour faire (re)venir un père. On n'en finit jamais avec la conjuration.

 

7. Se laisser aller, comme Hamlet, dans le désajointement du temps.

L'Europe, dit Derrida, à travers ses grands auteurs, est hantée par un spectre, toujours attendu et toujours intempestif. C'est le spectre de la révolution chez Marx, c'est l'esprit du père de Hamlet dans Shakespeare. Il met en question, désarticule, désorganise non seulement l'époque, mais aussi le temps lui-même : "The time is out of joint". Les grandes oeuvres européennes, de Leibniz à Valéry, renvoient aux voix multiples de ce spectre, à cette Chose qui résiste, insaisissable. Chaque fois, c'est un événement unique. Voici le spectre qui apparaît! Qu'en faire? Comment y oeuvrer? Pour résister à l'autre spectre de l'Europe, le mal radical, il faut laisser faire cette désorganisation.

Que nous soyons, d'avance, dans cette tradition européenne, hantés par la spectralité - c'est ce qui ouvre la possibilité de la greffe. Il y a de la répétition, de l'itération, mais la loi de cette itération n'est pas la reproduction à l'identique. On ne peut jamais exclure l'anormal, le parasitaire on le non-sérieux, on ne peut jamais écarter ce qui vient brouiller ou hanter la simplicité des oppositions. La thématique du fantôme dépasse l'humain, elle se confond avec la trace même.

Les spectres sont instables, désaccordés, imprévisibles, porteurs d'héritages divergents avec lesquels il faut s'expliquer. Mais comment s'expliquer avec des figures tremblantes, qui profèrent des mots incompréhensibles et ne montrent l'ombre des acteurs ou des décors disparus qu'à travers les tressaillements d'anciennes images? Une logique téléiopoétique, quasi-messianique, hante tous les énoncés. Il suffit qu'un événement soit possible pour que déjà, peut-être, il soit arrivé.

Il faut, pour s'adresser aux spectres, trouver d'autres noms, de vrais et justes noms qui les laissent revenir. Il faut les apostropher dans la singularité d'un lieu de parole, dans l'unicité d'une filiation. Mais la voix qui les appelle restera, elle-même, spectrale.

 

8.

POST-SCRIPTUM : L'événement un peu particulier qui s'est produit dans les rapports du scripteur avec Jacques Derrida, c'est qu'au moment précis où il a entrepris (le scripteur) d'introduire dans ce site l'oeuvre dudit Jacques, c'est-à-dire en octobre 2004, eh bien à ce moment précis, ledit Jacques, il a trépassé, de sorte que cet axe-là s'est enroulé autour d'un spectre. Comment interpréter cela? Il ne m'a rien dit. Il ne fait rien pour résister à l'outrage et ne menace pas non plus de revenir porteur d'une terrifiante visière. A chaque fois que je tombe, je crois m'écraser sur lui, mais il se dérobe. Alors je continue. Il faut bien que je coexiste avec lui (et sans lui).

 

 

--------------

Propositions

--------------

-

Les mots sont des spectres : avec eux revient l'origine, et aussi la perte inéluctable de l'origine

-

Toute image porte la ruine originaire

-

S'il faut conjurer le spectre, c'est parce qu'il est une voix porteuse de différance

-

Là où s'oublie la mémoire vivante, abritée dans une crypte, l'écriture abandonne son fantôme à la logique

-

Chaque fois qu'un spectre est présent, c'est l'événement même, tout autre

-

La thématique du fantôme ou plutôt du revenant n'est pas loin de se confondre avec celle de la trace même

-

Le spectre est aussi puissant et plus efficace qu'une présence vivante

-

On ne peut s'adresser au spectre qu'en le nommant, par la voix, dans la singularité d'un lieu de parole ou d'un lien de filiation

-

Nous sommes livrés aux voix des spectres dont nous héritons

-

Une conjuration est un appel pour faire venir par la voix un spectre afin de l'exorciser

-

Le spectre est l'apparition charnelle de l'esprit, son corps phénoménal, sa vie déchue

-

L'hantologie est une catégorie irréductible qui, à l'époque des médias, rend possible une prise de position politique

-

Un chef d'oeuvre est en mouvement, à la manière d'un fantôme : il est hanté par une Chose qui résiste, insaisissable, à la mémoire et à la traduction qu'il appelle

-

Il y a trois choses dans le spectre : l'identification des restes (deuil), la nomination des générations (voix), la puissance de transformation (travail)

-

"The time is out of joint" : par l'effet de la chose spectrale, le temps est désarticulé; "I was born to set it right!" : il faut que je le remette droit

-

A travers la rencontre des spectres, une semence de vérité indestructible, irréductible, revient par morceaux

-

Effet d'archive : l'objet d'étude devient le sujet spectral, le destinataire ou l'interlocuteur virtuel de l'historien

-

Le spectral dans Derrida renvoie à ce qui revient et le messianique à ce qui advient

-

L'image a une force de spectralité anamnésique qui excède infiniment ce que pourrait dire une parole, un discours - ou même un métalangage

-

Le spectre dispose du droit de regard absolu, il est le droit de regard même

-

Le spectre, c'est du visible, même s'il n'est pas présent en chair et en os, tandis que le revenant n'apparaît pas à la vue

-

Le spectre, fantôme ou fantasme, est visible sur un horizon, on peut le voir venir, tandis que le revenant n'a pas d'horizon : il arrive comme la mort

-

Le spectre, c'est quelqu'un ou quelque chose qu'on "pense" voir : il hésite de façon indécidable entre le visible et l'invisible

-

On ne sait pas ce qu'est un spectre : une chose innommable, immaîtrisable, anachronique et secrète, un autre qui délivre l'injonction, fait la loi et nous regarde sans être vu

-

La logique spectrale envahit tout, partout où se croisent le travail du deuil et la tekhnè de l'image

-

Rien ne précède le marché, car la valeur d'échange s'est toujours déjà annoncée, au moins sous forme de hantise, dans la valeur d'usage

-

Les télétechnologies divisent le présent-vivant, qui ne survit qu'en tant qu'image ou archive spectralisée

-

La quatrième surface de la scène représentative est un miroir-écran brisé, avec et sans tain, qui ne laisse passer le fantôme des figures qu'après permutation et transformation

-

Le spectral, ce sont ces autres, jamais présents comme tels, ni vivants ni morts, avec lesquels je m'entretiens

-

Il faut rigoureusement distinguer (1) l'étranger incorporé dans la crypte du moi (2) le fantôme qui vient hanter depuis l'inconscient d'un autre

-

[Derrida, l'identification]

-

"Apprendre à vivre", c'est respecter la loi de l'autre (promesse et fidélité) selon la triple anagramme : respect, spectre, sceptre

-

Il y a toujours plus d'un spectre

-

On n'hérite jamais sans s'expliquer avec plusieurs spectres

-

Pas plus que le parasite, la greffe n'est étrangère au corps sur lequel elle est entée; elle le hante d'avance

-

L'Hamlet européen regarde des millions de spectres

-

L'homme est le plus inquiétant de tous les fantômes

-

Tous ceux qui sont occupés par les spectres ne les accueillent que pour les chasser ou les conjurer : hospitalité et exclusion vont de pair

-

Les discours sur l'amitié appartiennent à l'expérience de la perte, du deuil impossible - car réussir le deuil du frère ou de l'ami, cela pourrait faire revenir un père

-

L'archonte fait parler un spectre qui ne répondra plus, mais fait la loi

-

Loi de l'itérabilité : il est interdit et illégitime d'exclure ce qui vient brouiller, parasiter ou hanter la simplicité des oppositions alternatives

-

La figure de la loi est hétéronomique, dissymétrique : elle nous regarde comme un spectre à travers un effet de visière où nous nous sentons vus sans pouvoir croiser son regard

-

Une tâche derridienne : "Vis-à-vis du spectre, aller au-delà du travail de deuil"

-

Une logique téléiopoétique, quasi-messianique, hante tous les énoncés : il suffit qu'un événement soit possible pour que, peut-être, il soit déjà arrivé

-

Marx, comme un spectre, appelle d'avance l'imprévisibilité de sa propre transformation

-

La pensée déconstructrice de la trace se porte au-delà de l'opposition entre le travail vivant et le spectre

-

En déclarant le vrai nom, le juste nom, d'"amitié" ou de "démocratie", on affirme sa fidélité et son respect pour ce nom, même s'il n'en revient que des spectres

-

Le lieu de la spectralité est celui où on doit laisser une place vide en mémoire de l'espérance : la démocratie à-venir

-

L'absence du maître à philosopher est inévitable; par le retrait de son corps sublime, il hante la scène, la domine comme un fantôme

-

L'art n'est peut-être qu'une intense familiarité avec l'inéluctable originarité du spectre

-

La structure de la peinture est "restante" : ce qui y revient n'est ni une vérité, ni une présence dans la représentation, mais une marque

-

Les chaussures de Van Gogh sont hantées, elles sont la revenance même

-

Un fantôme objective le travail produit, dans l'inconscient, par les lacunes que laissent en nous les secrets des autres

-

Le phallique, dans sa différence, a une double valeur : sa pure et propre présence / son fantôme, son spectre, son fétiche

-

Le spectral est l'essence de la photographie

-

L'expérience cinématographique appartient, de part en part, à la spectralité

-

On a inventé avec le cinéma, il y a un siècle, une expérience sans précédent de la croyance : la spectralité, qu'aucun art ne peut plus ignorer

-

La télé-techno-discursivité, qui détermine l'espacement de l'espace public, est irréductiblement spectrale

-

Cinéma, médias et télé-technologies mettent en scène des spectres dont on ne peut pas faire son deuil

-

Les guerres de religion d'aujourd'hui et leur diffusion audiovisuelle dans le cyberespace témoignent puissamment de la relance accélérée des spectres fondateurs

-

Une spiritualisation spectrale est à l'oeuvre dans toute tekhnè

-

La logique de la spectralité est inséparable du motif de la déconstruction

-

La déconstruction trouve, dans la logique spectrale, au coeur du présent vivant, son lieu le plus hospitalier

-

Entre le spectre et l'esprit passe la différance

-

Une hantologie (logique de la hantise) serait plus ample qu'une ontologie et abriterait en elle l'eschatologie et la téléologie mêmes

-

[Un spectre incarne la différance, en tant qu'elle est inarrêtable]

-

Pour rendre compte des effets de virtualité, simulacre et spectralité, il faut que la déconstruction inscrive la possibilité de renvoi à l'autre, hétérogénéité, différance

-

Dans l'Hamlet de Shakespeare comme dans le Manifeste du parti communiste de Marx, un spectre, qui marque l'existence même de l'Europe, la hante

-

"Spectres de Marx" - l'Etat de la dette, le travail du deuil et la nouvelle Internationale (Jacques Derrida, 1993) [SMX]

logo

 

 

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
   
Follow @pdelayin

 

 

 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Derrida
DerridaSpectre

AA.BBB

DerridaCheminements

SP.ECJ

ArchiOeuvreSpectre

CD.LLK

AE_DerridaSpectre

Rang = zQuois_Spectre
Genre = -