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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, Hegel                     Derrida, Hegel
Sources (*) : Derrida, la philosophie               Derrida, la philosophie
Pierre Delain - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Guilgal, 2004-2016, Page créée le 28 juillet 2010 G.W.F. Hegel

[Derrida, Hegel]

G.W.F. Hegel
   
   
   
Les mots de Jacques Derrida Les mots de Jacques Derrida
Glas, Hegel et les Juifs               Glas, Hegel et les Juifs    
                       

1. Ce que Hegel veut faire.

Hegel a donné son nom à un certain accomplissement du projet philosophique. Avec lui, la philosophie se tient rassemblée. Elle en arrive à ses fins. Toute la métaphysique s'épanouit. En essayant de penser le savoir absolu, en prenant au sérieux le négatif, il a lancé une révolution où tout autre pouvait trouver sa place et sa fonction - mais en trouvant cette place, cette fonction, l'autre hegelien s'inscrit dans une totalité où il est nié en tant qu'autre.

 

2. Que faire de cela?

En tentant une déconstruction de la métaphysique, Jacques Derrida se mesure à l'impossible que vise Hegel : atteindre une pure présence à soi de la pensée, parler du savoir absolu (acronyme : SA) au présent de l'indicatif. Dans Glas, plutôt que de se laisser entraîner dans une analyse détaillée de sa systématique ou sa téléologie, il choisit de le mettre en rapport avec Jean Genet (l'Immaculée Conception : IC), de privilégier les marges de sa pensée : la religion des fleurs ou les colonnes phalliques, la Gorgone pétrifiée ou le moment familial.

 

3. Judaïsme et christianisme.

Hegel a déjà 27 ans quand il commence à écrire L'Esprit du judaïsme. C'est donc un texte du jeune Hegel, inachevé certes, mais qui doit être pris au sérieux. Le judaïsme est, selon lui, une puissance laide, matérialiste et médusante, confinée dans un espace vide, qui résiste à la dialectique spéculative. Derrida analyse cette problématique à partir du concept de castration, postérieur à Hegel mais déjà en oeuvre chez lui. Hegel proclame son dégoût, son horreur, il dénonce cette castration et l'efface de la Phénoménologie de l'esprit.

Sans les Evangiles, sans l'unité père-fils, sans la famille spéculative et cette dialectique inintelligible, inouïe [intraductible comme la Sittlichkeit], d'un amour qui élève et relève le droit, la morale et l'esprit, le système hegelien n'aurait pas été pensable. Il aura fallu la surabondance du plérôme, symbolisée par Marie-Madeleine la pécheresse, pour briser le cercle abstrait de la loi, symbolisé par les Juifs.

A travers (entre autres) le concept de la différance - qui est la limite, l'interruption des pouvoirs idéalisants - Derrida déconstruit, voire détruit l'"Aufhebung", cette relève hegelienne.

 

4. Un Hegel singulier.

Si nul ne peut signer le savoir absolu, ce n'est pas là qu'il faut chercher la signature de Hegel. Contre (et même tout-contre) la métaphysique de la vérité, le philosophe devenu adulte raconte dans une lettre de 1822 un souvenir de l'époque où il avait 11 ans. Encore incapable de pensée spéculative, il était déjà Hegel. Une structure du déjà-pas-encore témoignait du lien étroit entre sa pensée et quelques intérêts particuliers, les siens et ceux du pouvoir étatique. Il ne pouvait que dénier les restes textuels échappant au concept, à la relève dialectique.

 

 

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Propositions

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S'il y avait une définition de la différance, ce serait la limite, l'interruption, la destruction de la relève hegelienne partout où elle opère

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Pour Hegel, l'infini positif peut se penser, dans le schème d'une pleine présence à soi

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On peut penser le savoir absolu, mais on ne peut ni le signer ni en écrire le texte

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[Dans les deux portées des colonnes de Glas, le savoir absolu (Sa) et l'Immaculée Conception (IC) se représentent l'un l'autre]

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Dans sa logique, son onto-théologie, sa détermination du droit, de la politique et de la "Sittlichkeit", le moment familial est inséparable de la structure du système hegelien

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Entre maison, sculpture et architecture, les colonnes phalliques de Hegel, lisses ou entaillées, occupent une place indéterminable, "avant" la famille ou l'Etat

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Pour Hegel, aucune ontologie n'est possible avant l'Evangile ou hors de lui; l'être ne peut pas être ce qu'il est sans l'unité du père-au-fils, la famille spéculative

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L'amour, noyau essentiel de la famille telle que décrite par Hegel, est aussi ce qui la divise, la partage, la travaille du dedans (auto-affection) et la conduit à sa perte

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Dans la "Sittlichkeit" hegelienne, l'amour chrétien "relève" le droit et la moralité abstraite - qui sont associés au judaïsme

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Hegel en appelle au plérôme de l'amour, cette "belle oeuvre" de Marie-Madeleine la pécheresse, dont la surabondance peut seule briser le cercle de la loi

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Avec la structure du "déjà-pas-encore", la singularité s'efface (déjà) pour que se dévoile ou se révèle la vérité métaphysique (pas encore)

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Mettre entre parenthèses le reste textuel (Hegel) ou l'anatomie (phallocentrisme de Freud ou Lacan), c'est la même dénégation

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Dans la lecture hegelienne du judaïsme, sa loi et ses coupures, on peut lire la structure conceptuelle de la castration

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Selon Hegel, la tragédie juive est laide, abominable, elle ne peut éveiller que l'horreur ou le dégoût - qui sont ceux du même Hegel devant la castration

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Selon Hegel, le Juif circoncis est comme la tête de Méduse qui transforme en pierre tout ce qu'elle regarde ; une pure castration, sans relève possible

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Sous le texte de l'alliance, sous la pierre du temple, sous la tente du Tabernacle, le propre du Juif est un espace vide qui lui est infiniment étranger : la loi

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Pour le logos hegelien, l'universelle puissance du concept se joue dans la résonance d'un "Klang" qui se déclenche sans rien vouloir dire, comme son fou ou son muet

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Hegel, interprète de toute l'histoire de la philosophie, n'a jamais pu penser une machine qui fonctionnerait en pure perte

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