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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Le "Gal" hébraïque, expérience de l'exil                     Le "Gal" hébraïque, expérience de l'exil
Derrida, Jean Genet               Derrida, Jean Genet
Charles Ramond - "Derrida : la déconstruction", Ed : Livre de Poche, 1997, p114

 

Genets -

Charles Ramond, in "Derrida, la déconstruction" (PUF, 2005) p114.

"Glas", texte en double colonne

Dans Glas, Derrida focalise son analyse de Genet sur la syllabe GL, GAL : syllabe matricielle autour de laquelle résonne la musique du texte

"Glas", texte en double colonne
   
   
   
               
                       

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Ce livre est une sorte de canular qu'on peut comparer à Finnegan's Wake de Joyce. Il prend Sartre à contre-pied par sa méthode : laisser sonner, résonner, le texte de l'auteur. A propos de la syllabe GL :

- un des surnoms de Genet est Jean Gallien

- à rapprocher du titre du livre, Glas

- galérien

- GL = Hegel (commenté dans le texte) = aigle.

- Arg, aga, agueu (premier mot du bébé), gl-gl, guili-guili, glou-glou

- galgactique de Genet contre la dialectique de Hegel

- le phonème gl peut être considéré comme le texte même de l'affectivité. C'est le son qu'émet une gorge qui se serre. On ne peut pas le prolonger. Déglutition, mouvements animaux, sanglot. C'est la stricture de l'origine, goulet d'étranglement. Gueule, gosier.

- effet "+L" (quand on ajoute l à une consonne) comme cl, kl, fl, tl, etc...

- présence d'une arythmie proche de la vie (ou de la voix?)

- langue gluante, qui agglutine, l'enfant glouton, goulu qui s'étrangle ou vomit des glaires, ce qui gicle, etc... Le vital et le tiède.

- la gloire, le glaive, le Golgotha, la Galilée, le Galgal, le globe, les fleurs, glaïeuls, glycines, églantine. Beauté du verglas, du gel, de la glace. Gla-gla désigne le froid.

- (sans parler du Klang de Hegel).

Problème de l'onomatopée. Glas répond à Saussure sur la question de la motivation du signe. Il y a dans GL un tintement qui n'est pas gouverné par la logique.

La syllabe Gal ne vient pas du hasard. On la retrouve dans le prénom de la mère de Genet (Gabrielle), qu'il ne connaîtra qu'à l'âge de 21 ans. Ce nom est le seul lait que Genet ait jamais reçu de sa mère.

 

 

L'oeuvre de Genet est une extension de son nom. Parenté des sonorités fl et gl. Les fleurs sont des objets paradoxaux, ambigus, indécidables. Ecrire, pour Genet, c'est construire son nom. La fleur fait vaciller notre logique et défie notre capacité d'explication.

Sartre n'a rien vu, rien entendu, mais de toutes façons il ne fallait rien comprendre. La nature même de ce que Derrida a découvert chez Genet le pousse dans ce sens : de l'indécidable, du double, de l'ambigu. Le texte est disséminé, trompeur - d'ailleurs Glas est aussi un livre piège.

Pour qu'il y ait résonance, il faut du creux, ne pas combler les lacunes.

 

 

 


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Ramond
LieuGalgal

YG.ENE

DerridaGenet

GD.LDG

DerridaGlas

FE.LEF

WDerridaGlas

Rang = VGlasDerrida
Genre = MK - NP