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Derrida, le désir                     Derrida, le désir
Sources (*) : Les mots de Jacques Derrida               Les mots de Jacques Derrida
Pierre Delain - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Guilgal, 2004-2016, Page créée le 30 septembre 2005 L'oeuvre soutient le désir

[Derrida, le désir]

L'oeuvre soutient le désir
   
   
   
                 
                       

1. Duplicité.

Jacques Derrida utilise assez peu le mot désir. Quand il l'emploie, c'est (comme pour de nombreux autres concepts) de manière double :

- d'un côté, pour qu'il y ait désir, il faut qu'une certaine organisation, une certaine cohérence ou structure le commande. Le sujet vit dans l'attente ou l'espoir indestructible d'une présence pleine, d'une parole vive, orale, qui travaillerait à réduire la différence. C'est le sujet logocentrique, métaphysique, celui qui voudrait s'appuyer sur un "signifié transcendantal", point central qui mette un terme au renvoi infini de signe à signe. Ce sujet qui aspire à une vie pleinement vécue, qui voudrait restaurer l'identité à soi, préfère restreindre l'altération produite par l'écriture. Il chasse son autre. Sa jouissance est liée à la représentation, c'est-à-dire qu'elle est habitée par la lettre et la mort.

- d'un autre côté la commande du désir est illimitée. Le désir ne peut pas s'arrêter dans la plénitude. C'est lui qui, par son ouverture, maintient la distance, la non-présence ou l'extériorité. Que ce soit par la parole ou par les textes, on désire le désir, il fait résonner son accent singulier. Nous ne pouvons nous détacher d'une métaphysique du désir qui est aussi un appel quasi religieux à un autre inaccessible, une eschatologie désespérée.

 

2. Mise en échec.

Le désir derridien est donc une notion ambiguë, aussi ambiguë que l'hymen, cette pliure dont la consumation laisse s'écrire une différance sans présence. Conditionné par un défaut initial, une exappropriation, il est d'avance mis en échec. Il hante nos régimes de croyance. En imprimant nos émotions dans le corps, il spiritualise aussi, comme au cinéma.

Jacques Derrida ne désire pas le désir comme un possible, mais comme un impossible. S'il l'invente, c'est dans la déconstruction, au risque de se transformer, lui aussi, en métaphysicien de la présence. Pourquoi, après tout, écrit-il? C'est par jouissance de la vérité, une vérité hantée par un désir testamentaire (que quelque chose survive et soit transmis) mais dans l'anticipation de son absence radicale (le désespoir de l'annihilation totale).

 

 

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Propositions

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Le désir est attente de la présence pleine qui devrait venir le remplir

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Tous les discours destructeurs de la métaphysique habitent les structures qu'ils abattent et abritent un désir indestructible de présence pleine

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Au fond de moi, je suis plus que tout autre un métaphysicien de la présence : je ne désire rien de plus que la présence, la voix, toutes ces choses auxquelles je m'en suis pris

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Pour qu'il y ait désir et jouissance, il faut que la représentation habite la présence

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Le cinéma imprime sur l'écran, dans l'esprit, dans le corps et dans le désir des spectateurs l'immédiateté d'émotions et d'apparitions spectrales

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Le logocentrisme est le désir irrépressible de mettre un terme au renvoi de signe à signe par un signifié transcendantal

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L'écriture est un intense rapport à la survivance, non par désir qu'après moi quelque chose reste, mais par jouissance, ici et maintenant, de la vérité du monde en mon absence radicale

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[Marx vise un impossible : la vie pleinement présente, aussi désirable que la justice]

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L'expérience de la mort, c'est que je suis obligé de penser à ça (mon anéantissement), et qu'aussi je suis hanté par un désir testamentaire : que quelque chose survive et soit transmis

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Dans un texte, une voix parle et fait entendre un désir : avec elle résonne un ton, une position incontrôlable

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La cohérence dans la contradiction exprime la force d'un désir

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L'extériorité irréductible de l'autre appelle le désir, qui est séparation infinie, rencontre aventureuse hors de soi, eschatologie désespérée

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La consumation de l'hymen est fusion entre-deux, accomplissement de désir qui suspend les différences en inscrivant une différance sans présence

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La déconstruction, qui se donne pour tâche l'expérience de l'autre comme invention de l'impossible, ne désire pas le possible, mais l'impossible

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L'ex-appropriation est la condition du sens, du désir, de l'amour, du deuil

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Une structure est habitée par le désir qu'une présence centrale commande

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