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Ozzy Gorgo - "L'écranophile", Ed : Galgal, 1988-2007, Page créée le 4 juin 1994

 

La Reine Margot (Patrice Chereau, 1994) -

Trop rouge le sang des meurtres et celui du viol, trop beau le film sur la violence ("La reine Margot", film de Patrice Chéreau, 1994)

   
   
   
                 
                       

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Ceux qui l'ont vu ont surtout été frappés par la violence et le sang. C'est un très beau film, qui frappe surtout par la maîtrise du metteur en scène, maîtrise peut-être excessive, trop étouffante, trop belle justement (comme Isabelle Adjani dans le rôle de la reine Margot est aussi presque trop belle). Un film essentiellement rouge, rouge de sang, sur la cruauté de la Saint-Barthélémy, de Catherine de Médicis (qui assassine involontairement son propre fils Charles IX), un film trop orgiaque, trop enjoué, presque trop moderne.

Le sang, toujours le sang. Quand Charles IX est assassiné à l'arsenic, il transpire du sang. J'ignore si c'est possible médicalement, mais cette image du roi dégoulinant de sang par les pores, associée à celle d'Isabelle Adjani en robe de sang, qu'on a souillée le soir de ses noces non pas par le viol, l'amour, la défloration, mais par la brutale violence du massacre de 6000 protestants, cette double image sanguinolente du frère et de la soeur, résume le film.

Il faut donc associer sang, violence, viol, consentement, jouissance, échec, religion et pouvoir... (ces termes font le côté shakespearien du film). Prenons la position de la reine Margot, puisqu'il s'agit de ça. Pour elle, la violence politique pire qu'un viol. Margot, dans la film, a aimé les hommes et été aimée par elle. Elle a refusé d'être violée par le mari qu'on lui a imposé (Henry IV). Celui-ci a promis de la respecter. Pas de viol donc, du côté de la jouissance de la femme. Mais la Saint-Barthélémy n'est pas qu'un massacre, c'est plus qu'un massacre, c'est l'échec de sa propre jouissance à elle (celui de sa famille, de ses frères, de sa mère), l'échec de toute jouissance. Si l'on peut massacrer 6000 personnes au nom de la politique, comment une jouissance qui ne soit pas un viol serait-elle encore possible?

Le massacre de la Saint-Barthélémy, in La Reine Margot (Patrice Chéreau, 1994).

 

 

 

 

 


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