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Internet, toujours présent!                     Internet, toujours présent!
Sources (*) : La conscience est une interface               La conscience est une interface

 

Se connecter sur Internet (Harald Gourami, 2010) -

Sémnaire Paul Mathias, le 8 mars 2005, d'ap. J-C Herz.

L'Internet n'existe pas physiquement : c'est l'addition de tous les egos et/ou des consciences qui y sont connectés à un moment donné

   
   
   
                 
                       

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A un moment donné, un certain nombre de consciences sont connectées à l'Internet. Mettons, par exemple, que sur le milliard de personnes qui, dans le monde de 2005, disposent d'une connection, 100 millions le soient à un instant (t). On peut négliger toutes les autres caractéristiques de l'Internet et ne garder en mémoire qu'un seul phénomène : une gigantesque conversation multipolaire, multilinguale et chaotique entre toutes ces moi(s), que nous qualifions ici de "conscience(s)" et non pas de "sujet(s)" car nous les prenons seulement sous l'angle de leur connection à l'Internet, c'est-à-dire de la fraction de leur conscience qui y est connectée. Ce rapprochement des consciences est un événement en soi, une réalité.

Cette formulation est typique d'une certaine appréhension naïve de l'Internet, plus ou moins jeuniste ou new age, avec le fantôme d'une noosphère idéale. A la limite, on rêverait d'un contact immédiat de tous avec tous.

Mais l'expérience sensorielle est limitée. Il n'y a pas de regard direct de l'autre. L'identité de chacun est flexible et souvent anonyme. Les statuts sont nivelés. L'accès à un nombre quasi-illimité de relations se paye par l'appauvrissement des relations. Un filtrage inconscient fait qu'on a souvent le sentiment de ne toujours rencontrer que le même type de personne. Il y a distorsion de l'espace et du temps, création d'une dimension temporelle "asynchrone" : chaque individu ne se connecte pas en même temps mais les différents moments de connexion créent un temps commun, subjectif, artificiel, immanent.

 

 

Quand une réunion est organisée entre personnes, la description du lieu n'a aucune importance. Ce peut être en plein air, au 54ème étage d'une tour, dans une pièce climatisée ou non. Les gens peuvent être arrivés en ascenseur ou à pied, ils peuvent être habillés de n'importe quelle façon. L'essence de la réunion est la conversation elle-même. Il en est de même sur Internet. Quelles que soient les motivations, les techniques utilisées, le matériel, le mode de connection, seule compte la conversation, c'est-à-dire la présence des uns à proximité des autres. Cette proximité est une façon de définir l'Internet.

Que dire alors de cette conscience collective? Elle est dépourvue de subjectivité. C'est une utopie. Chaque internaute n'est en rapport qu'avec soi-même. La scène imaginaire de l'Internet est fantasmatique.

 

 

 


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