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La conscience est une interface                     La conscience est une interface
Sources (*) : La voix présente agit               La voix présente agit
Emmanuel Lévinas - "En découvrant l'existence avec Husserl et Heidegger", Ed : Vrin, 2001, pp195-199

 

Feerie nocturne (Wilhelm List) -

Husserl ruine la représentation

La conscience comme intentionalité sensible est au sens fort un acte, une transitivité libérée de la pensée objectivante

Husserl ruine la représentation
   
   
   
                 
                       

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Lévinas analyse certains textes de Husserl (ce sont des documents de travail, et non pas des textes publiés).

Selon Husserl, la perception du mouvement commence au niveau du sensible, dans les kinesthésies. Tous les mouvements perçus dans le monde extérieur remontent à ces mouvements. Même la kinesthésie du repos est activité. Elle renvoie à l'incarnation de la conscience : "Tout cela part d'ici (mon corps)". L'espace se constitue à partir des différents modes de la corporéité. Des intentions s'en dégagent. Elles ne sont pas objectivantes (les points de repère ne sont pas des objets : marcher, pousser, projeter au loin, la terre, le lointain, le ciel). Le sujet est entraîné dans des situations. Il se transcende de manière transitive, sans rencontrer de réalité objective. Il n'y a pas de distinction entre l'âme et le corps.

La conception de la conscience comme transitivité kinesthésique marque peut-être la fin de l'idéalisme. L'objet n'est pas représenté. Il n'y a pas derrière cet acte de moi pur (quoiqu'en dise Husserl). Dans ce mouvement, la spiritualité de la conscience déborde son intériorité. L'expérience du corps est expérimentée par ce corps même. Il y a sortie du Même vers l'Autre.

 

 

Quel rapport y a-t-il entre cette thèse et l'auto-affection mise par Derrida au coeur de sa pensée de la voix et du temps? Sur ce point, on peut douter que les deux philosophes se soient directement influencés. Lévinas s'inspire de Husserl à la fin des années 50 et Derrida de Heidegger au début des années 60 - mais Derrida ne mentionne pas ce point dans son article de 1963 sur Lévinas (Violence et métaphysique in l'Ecriture et la Différence), ce qui exclut un emprunt direct. Par ailleurs Lévinas remarque que, sur ce point, la réflexion de Heidegger dans sa préface à "Conscience intime du temps" de Husserl associe les deux auteurs (EDEHH p211).

Il y a, au minimum, un questionnement commun : "Comment, en-deça de la pensée logique, à l'écart de tout idéalisme, s'initie la différence, l'intervalle entre le même et l'autre?" Ce questionnement passe par une analyse de la dimension du temps telle qu'elle est vécue dans la sensation. Pour Derrida (s'appuyant sur Heidegger), le temps est auto-affection pure; pour Lévinas (s'appuyant sur Husserl), le temps est le sentir de la sensation, amarrage de la rétention et de la protention, comme le sera la trace derridéenne. Dans les deux cas, la source est une impression pure (UrImpression ou proto-impression). Il faut une intention pour qu'une distance temporelle s'institue.

 

 


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