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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
L'art moderne est inconsistant                     L'art moderne est inconsistant
Sources (*) : Chaque oeuvre transforme l'art               Chaque oeuvre transforme l'art
Michael Teelmiss - "Plier le temps", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 9 janvier 2006

 

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Sur le Contemporain

[Pour affronter le néant, l'art moderne ne peut compter sur aucune consistance]

Sur le Contemporain Autres renvois :
   

Le post-moderne

   

Le modernisme

   

Sur l'art Contemporain

                 
                       

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Avec la modernité, l'artiste se retrouve à l'avant-garde dans la tâche qui s'impose à tous : affronter le néant. Comme personne ne lui dit comment s'y prendre, il peut s'amuser et prendre tous les chemins qui se présentent à lui. Il peut se saisir de l'objet le plus banal, le tourner en dérision, nier son existence, le détruire, etc... Il peut séculariser le sacré ou à l'inverse spiritualiser le quelconque, il peut rester en surface ou se mette en quête d'une profondeur métaphysique, etc... Mais rien de tout cela ne fait disparaître le néant.

Même quand il récuse toute fonction sociale et toute signification, même quand il réduit l'art à ses conditions minimales (voire encore moins) même quand il semble se moquer de toute tâche à accomplir, l'art moderne rend compte à sa façon de tous les aspects du monde, la science comme la guerre, le sexe comme la mort, les catastrophes climatiques comme celles qui affectent la vie quotidienne ou la représentation du visage, la vie mondaine comme les drames personnels.

Il perd sa puissance mythique, mais gagne une autre puissance, celle des forces élémentaires qui dissocient la subjectivité. S'il a encore l'ambition de viser un point originel, il peut le trouver en lui-même tout autant que dans la vérité ou l'expression.

Prenons acte de la position de Thierry de Duve : si l'art moderne est un pur nom propre, on peut faire ce qu'on veut, tous les jugements de goût et tous les objets sont équivalents, l'art égale l'anti-art, ce qui conduit tout droit au readymade et au n'importe quoi. Mais cette position, qui souligne l'antinomie du moderne, ne peut pas, elle non plus, se suffire à elle-même.

L'art moderne était inconsistant depuis le départ. S'il a pu affirmer ou justifier tant de positions esthétiques, politiques, éthiques ou droitdel'hommistes (entre autres) différentes, s'il a été compatible avec l'autonomie absolue de l'art autant qu'avec l'engagement absolu, c'était à cause de cette inconsistance. Rompre l'académisme peut ou non être un acte militant. Ce qui compte, c'est de permettre 1. d'affirmer son individualité 2. d'être reconnu.

Ainsi l'art réussit-il l'exploit d'être à la fois moderne, c'est-à-dire lié à une époque, et anachronique, comme tout art. Il reste moderne même quand il est déjà postmoderne.

 

 

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Propositions

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La modernité artistique est anachronique

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La modernité est cette période de l'histoire occidentale pour laquelle l'art est un nom propre qui désigne autant l'art que l'anti-art

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L'idée d'un art pur (l'art pour l'art) est une théologie négative qui refuse à l'art toute fonction sociale et même toute évocation d'un sujet concret

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Dans le projet moderniste d'autonomie de l'art, l'art est défini par sa réduction progressive à ses conditions nécessaires et suffisantes

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En gagnant son autonomie, l'art a perdu sa puissance mythique

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L'art moderne rend compte de la science, qui est irreprésentable

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L'art moderne se dirige constamment vers le point originel du psychisme

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La première loi de l'art moderne est la vérité de l'expression : elle transforme la laideur naturelle en beauté artistique

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L'image religieuse éloigne le sujet, l'art humaniste le centre, et l'image moderne a fini par le dissocier

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Lorsqu'il montre encore des visages, l'art moderne rend compte d'une catastrophe interfaciale permanente

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L'art moderne repose sur un impératif auquel il est impossible de désobéir : "Fais ce que tu veux, agis selon ta libre volonté"

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L'art moderne se donne des finalités (l'art pour l'art, la politique, l'esthétique ou l'éthique) qui masquent son seul impératif absolu : "Sois libre et fais n'importe quoi"

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L'art moderne commence quand l'art devient le nom d'une qualité indicible qui n'obéit plus à aucune règle pré-établie

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Le post-modernisme n'est que le constat désenchanté de l'inconsistance du paradigme moderniste au regard de la réalité des mélanges esthétiques

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[Avec Manet commence, sous le nom d'art, un silence profond, définitif : celui de l'édifice théologique et politique qui produisait les significations]

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Les impressionnistes ont pour dénominateur commun leur "panthéisme" : refus de monter une composition, exclusion de la métaphore et volonté d'appeler les choses par leur nom

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Avec la "Musique aux Tuileries" (Manet 1862), la peinture entre en fanfare dans le monde moderne

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Les readymade de Duchamp mettent fin à la modernité

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L'art moderne est un espace de spiritualité laïque, objet d'une intellection particulière, - qu'institutionalise le musée

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A partir de Goya, le peintre moderne affronte le néant

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Avec la surdité de Goya (1792) commence un nouveau regard sur le monde, et aussi sur la fonction de l'artiste

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La grande triade de l'art moderne, c'est sexe, sang et mort

 

 

 


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