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Derrida, le don                     Derrida, le don
Sources (*) : Derrida contresigne, l'oeuvre de l'autre               Derrida contresigne, l'oeuvre de l'autre
Jacques Derrida - "Ulysse gramophone, Deux mots pour Joyce", Ed : Galilée, 1987, p21

 

Le don de la main (John Fergusson, 2010) -

L'oeuvre, un don

Une oeuvre fait oeuvre par un don qui vous change de part en part, tout en faisant oublier le donné, le donateur et même l'acte du don

L'oeuvre, un don
   
   
   
Derrida, James Joyce Derrida, James Joyce
Derrida, l'oubli               Derrida, l'oubli    
                       

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L'écriture est une folie. Celui qui écrit s'efface et laisse l'archive de son propre effacement. Sa grandeur, c'est qu'en écrivant, il fait oublier celui qui a donné (lui-même), ce qu'il a donné et même l'acte qu'il a accompli. C'est la seule manière possible de faire oeuvre. Si elle a lieu, c'est au-delà de toute conscience : celui qui reçoit le don n'en éprouve aucune reconnaissance, ni même aucun souvenir. Il ignore ce qu'il a reçu. Si l'oeuvre est digne de ce nom, elle a opéré en lui en le transformant.

En général, nous connaissons le nom de l'auteur. Le don n'est pas absolu. Quand l'oeuvre est un événement singulier, un événement d'envergure, quand elle vous déborde tellement que vous ne pouvez pas vous mesurer à elle, alors vous pouvez aimer l'auteur, être en mémoire de lui. C'est le cas (exceptionnel) de James Joyce. Il réussit à rassembler, en un mot ou en deux, des cultures, des langues, des mythologies, des religions, des philosophies, etc..., si vastes que vous êtes endetté à l'avance. Vous avez toujours été inscrit dans le livre que vous lisez.

Citation : "[Le don] doit ouvrir ou rompre le cercle, rester sans retour, sans l'esquisse, fût-elle symbolique, d'une reconnaissance. Au-delà de toute conscience, bien sûr, mais aussi de toute structure symbolique de l'inconscient. Le don une fois reçu, l'oeuvre ayant fait oeuvre jusqu'à vous changer de part en part, la scène est autre et vous avez oublié le don, le donateur ou la donatrice. L'oeuvre alors est "aimable", et si l'"auteur" n'est pas oublié, nous avons pour lui une reconnaissance paradoxale, la seule qui pourtant soit digne de ce nom si elle est possible, une reconnaissance simple et sans ambivalence. C'est ce qu'on appelle l'amour, je ne dis pas que cela arrive, cela ne se présente peut-être jamais, et le don que je décris ne peut sans doute jamais faire un présent" (Derrida, Ulysse gramophone, p21).

 

 

 

 

 


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