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Kant, l'esthétique                     Kant, l'esthétique
Sources (*) : Derrida, le beau               Derrida, le beau
Emmanuel Kant - "Critique de la faculté de juger", Ed : Gallimard (Pléïade, tome 2), 1985, p990 §16

 

Fleurs de 100 generations (Sekka Kamisaka, 1911) -

Il y a deux espèces de beauté : la beauté libre, qui ne présuppose aucun concept de l'objet, et la beauté adhérente, qui est conditionnée à une fin

   
   
   
                 
                       

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Kant utilise deux mots latins pour désigner ces deux sortes de beauté :

- pulchritudo vaga (beauté libre). Ce type de beauté existe par lui-même, sans aucun concept de ce que doit être l'objet. Exemples : les fleurs, certains oiseaux, des coquillages, certains dessins purement décoratifs, la musique sans texte (improvisée). Seul le botaniste connaît la finalité de la fleur, mais il n'en juge pas selon le goût. Le jugement de goût pur se prononce d'après la simple forme de l'objet, sans que la liberté de l'imagination soit limitée. Ces choses plaisent librement pour elles-mêmes. La satisfaction ressentie est liée immédiatement à la représentation.

- pulchritudo adhaerens (beauté adhérente). Ce type de beauté présuppose un certain type de perfection, d'après le concept attaché à l'objet. C'est donc une beauté conditionnée. Exemples : un cheval, un édifice (église, palais, arsenal ou pavillon), un être humain (homme, femme ou enfant). Ils supposent le concept d'une fin. Un édifice a un usage, un cheval est au service de l'homme, et l'homme détermine lui-même ses fins par la raison. L'union du bien avec la beauté fait préjudice à sa pureté : la beauté est dépendante de l'union du goût et de la raison. Les règles reconnues pour ces choses ne sont pas subjectives, mais ont une validité universelle objective.

Sur un même objet, on peut porter un jugement de goût pur ou un jugement appliqué. L'un jugera d'après ce qui s'offre à ses sens, l'autre d'après ce qu'il a dans sa pensée. Chacun à sa manière juge comme il convient.

 

 

Pourquoi Kant utilise-t-il des mots latins? se demande Derrida (La Vérité en peinture, p104). Réponse : chaque fois que Kant recourt à une langue morte, c'est pour garder les normes dans leur état de plus grande rigidité. Kant tient à préserver cette distinction.

- libre veut dire détaché de tous les sens, de toute détermination. Le mot utilisé est vaga (vague). Vaga est la chose indéfinie, sans but, sans bord, sans limite. Coupée de sa fin, elle est dans une errance indéfinie, vers une destination à laquelle elle n'aboutira jamais. Cette tulipe-ci est belle, maintenant. C'est une singularité, une organisation finalisée, mais qui ne signifie rien (pour nous).

- la beauté adhérente est conditionnée. L'objet est parfait, mais en fonction d'un but particulier, qui ne lui vient pas de lui-même, mais de l'homme. C'est un signifiant, et un signifiant ne peut pas être beau.

 

 

 


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