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Derrida, ses livres                     Derrida, ses livres
Sources (*) :              
Jacques Derrida - "Le Toucher, Jean-Luc Nancy", Ed : Galilée, 2000,

"Le Toucher, Jean-Luc Nancy" (Jacques Derrida, 2000) [Toucher]

   
   
   
                 
                       

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Table

Ce livre de 348 pages publié aux éditions Galilée en 2000 est la réécriture d'un essai dont la première version datée de 1992, a été traduite en anglais et publiée en 1993 comme introduction à un numéro spécial sur J-L Nancy, dans Paragraph, A Journal of Modern Critical Theory, sous le titre "On the Work of Jean-Luc Nancy", Ed P. Kamuf. Cette première version est donc antérieure à la publication des ouvrages de Nancy axés explicitement sur le toucher. Derrida intégrera ensuite, dans la version finale, des modifications qui tiennent compte de ces textes.

L'ouvrage est organisé autour de cinq "tangentes" qui croisent les pensées canoniques du toucher. Outre Jean-Luc Nancy, qualifié de "plus grand penseur du toucher de tous les temps" (p14) (principaux textes étudiés : Ego Sum (1979), L'expérience de la liberté (1988), Corpus (1992), Le sens du monde (1993), Les Muses (1994), Etre singulier pluriel (1996)), c'est l'occasion de travailler sur les textes d'Aristote, Lévinas, Merleau-Ponty, Maine de Biran.

Des planches de Simon Hantaï, dites "travaux de lecture", sont intercalées dans ce livre. Jean-Luc Nancy raconte l'histoire de ces planches dans son introduction à La connaissance des textes, où sa correspondance avec Hantaï est publiée, avec une lettre de Jacques Derrida en date du 5 février 2001, adressée à ces deux auteurs. Les planches sont composées de textes de Derrida et de Nancy, copiés l'un sur l'autre "interminablement, jusqu'à l'illisibilité". Hantaï a mis en contact, matériellement, les deux écritures.

 

 

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Formulations à partir de ce texte (les têtes de chapitre sont entre crochets) :

 

[Le "se toucher" semble livrer le modèle transcendantal du "manger", du "baiser" et du "s'entendre-parler de la voix"]

Avant toute oralité, s'ouvre l'espacement originaire d'une bouche

Le toucher caressant expose à une présence irreprésentable

Le privilège anthropologique du toucher a son lieu propre dans la main, au bout des doigts

D'elle-même, la faculté sensitive ne se sent pas; sans le mouvement d'un objet extérieur, elle ne s'auto-affecte pas

La pensée pèse exactement le poids du sens

Il n'y a aucune commune mesure entre le corps et l'âme; entre ces deux étendues s'ouvre un lieu ni sensible, ni intelligible : la bouche

En Psychè étendue (intouchable, intacte, intangible), ce qui est insupportable est qu'elle n'a pas de rapport à soi : elle est un subjectile qui ne sait et ne voit rien à son propre sujet

Touchante et touchée, la chair écoute autant que l'oeil et l'oreille

Les cinq sens sont substituables les uns aux autres : possibilités prothétiques du corps propre sensible (de la chair)

Notre monde se touche

Un "Tu ne toucheras pas trop" s'inscrit comme un premier commandement, la loi d'un interdit originaire antérieur à toute religion

Le sujet est un "Je" sans visage et sans corps, sauf au lieu de la pure auto-affection où ce "Je" se touche : la bouche

Il faudrait renoncer aux mots "générosité" et "fraternité", pour privilégier des mots qui ne présupposent aucune généalogie, virilité ni souveraineté

En premier lieu, la cause du respect est la loi et non la personne

A l'origine du sujet, "Je se touche" au lieu béant de la bouche : événement d'une loi de fiction qui ne trouve son lieu que dans le remplacement, la prothèse

La singularité du toucher parmi les sens, c'est qu'en marquant la limite, il rappelle qu'à toute existence finie, vient un monde

Le toucher est aporétique, obscur, secret

La nature charnelle de la voix suppose la chair de notre corps tout entier, dont elle est le porte-parole

Les yeux sont touchables/intouchables : en tant qu'ils sont visibles, ils se voient; mais en tant qu'ils sont voyants, ils sombrent dans la nuit

Il y a une loi du tact : c'est la loi de la loi

La Loi est, avant toute détermination, le commandement à interrompre la continuité (contact) avec la nature

Il faut, aujourd'hui, faire son deuil de Psychè - c'est-à-dire du sujet en tant qu'il reste - car elle est expropriée, elle n'est plus un principe de vie

Intouchable à elle-même, livrée aux mains de l'autre, ne pouvant donner lieu qu'à des images ou des fantasmes, Psychè est presque morte

Le coeur de la christologie est l'identité d'être et de substance (homousia) entre le Père et le Fils

"Le Toucher, Jean-Luc Nancy" (Jacques Derrida, 2000) [Toucher]

 

 

 


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YYA.2000.Derrida.JacquesGenre = -