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Derrida, la vision : pleurs et aveuglements                     Derrida, la vision : pleurs et aveuglements
Sources (*) : Derrida, père / fils               Derrida, père / fils
Jacques Derrida - "Mémoires d'aveugle, L'autoportrait et autres ruines", Ed : RMN, 1990, p35

 

Tobie rendant la vue a son pere (Pietro Bianchi) -

Hypothèse de la vue : la restituer

Tobit voit dans son fils qui lui rend la vue et dans l'ange invisible qui l'a guidé l'origine même de la capacité de voir

Hypothèse de la vue : la restituer
   
   
   
Il faut à l'oeuvre un sacrifice, un retrait Il faut à l'oeuvre un sacrifice, un retrait
Le livre de Tobie               Le livre de Tobie  
                       

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Parmi les aveugles de l'Ancien Testament, Tobit est le seul à retrouver la vue. Grâce au remède que lui a donné l'ange Raphaël, cet être dépourvu de corps, vision de l'invisible mais aussi gardien de la tradition juive, son fils Tobie lui rend la vue. Tobie n'a aucun mérite, il ne prend aucune initiative, on ne lui trouve même pas de psychologie. Sa main est guidée par l'ange : il lui suffit d'être le fils légitime d'un père qui a enterré les morts et donné toute sa vie des aumônes. L'ange fait la loi, il donne ses instructions : "bénissez Dieu, puis mettez par écrit tout ce qui vous est arrivé" (Tobit 12).

Pour Tobit, la capacité de voir n'est pas naturelle. C'est un événement qui dépend de la parole de l'ange, de la survie de son fils et de sa propre capacité à inscrire la mémoire : si tu fais ton devoir, si tu reconnais ta dette, tu verras, ce que tu verras dépassera la vue (si l'on voit l'invisible, alors on peut écrire).

Tobit et Anna veulent remercier l'ange pour son intervention. Ils sont prêts pour cela à lui faire don de la moitié de leurs biens. Mais ce n'est pas ce que demande l'ange. Il faut écrire, dit-il. Rédiger cette archive est pour Derrida une affaire graphique, où le livre occupe la même place que l'acte du dessinateur. Il faut écrire, comme il faut dessiner. Il ne s'agit pas de représentation, mais de témoignage. Il faut ordonner la vérité à la dette. Il faut rendre grâces au don, au manque, au trait. C'est une question de foi. La foi aveugle du dessinateur dans le visible, sans laquelle il ne pourrait tracer un trait, a pour corrélat la foi aveugle des croyants dans l'intervention divine. Avant de savoir, il faut acquiescer. Dans ce que je vois, il y a plus que ce que je vois. Si j'acquiesce au don de la vue, alors il me faut dessiner ou écrire ce supplément que j'ai reçu avec elle.

 

 

Mais nous n'en avons pas terminé. Il faut encore expliquer en quoi l'histoire de Tobit protège du mal radical.

 

 

 


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