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de Jacques Derrida

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Plaider pour la peinture                     Plaider pour la peinture
Sources (*) : Derrida, la peinture               Derrida, la peinture
Jacques Derrida - "Mémoires d'aveugle, L'autoportrait et autres ruines", Ed : RMN, 1990, p121

 

La conversion de Paul sur le chemin de Damas (Caravage, 1600) -

L'oeuvre allie à "autre chose"

La peinture chrétienne met en oeuvre une allégorie qui, en ordonnant la vision charnelle à la vision divine, convertit le regard

L'oeuvre allie à "autre chose"
   
   
   
               
                       

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"L'Allégorie sacrée de Jean Provost doit toujours pouvoir se contempler comme la représentation ou la réflexion de sa propre possibilité. Elle met en scène l'ouverture de la peinture sacrée, une auto-présentation allégorique de cet "ordre du regard" auquel doit se soumettre un dessin chrétien. Pas plus qu'elle ne le fait jamais, cette mise en oeuvre de l'auto-présentation ne suspend la référence au dehors, comme on le croit si souvent et si naïvement. Le désir d'auto-présentation ne se rejoint jamais, et c'est pourquoi le simulacre a lieu. Jamais l'oeil de l'Autre ne le rappelle plus souverainement au dehors et à la différence, à la loi de disproportion, de dissymétrie et d'expropriation. Et c'est la mémoire même. Pour "contempler" ainsi ce tableau, le regard doit devenir chrétien, non qu'il soit déjà converti mais en cours de conversion, apprenant à voir la condition divine du tableau même" (Mémoires d'aveugle, p121).

Sur le chemin de Damas, Saint Paul est d'abord ébloui par une lumière. Il tombe par terre, et alors il entend une voix - mais sans voir personne (l'événement n'est pas accidentel, il vient de lui tout en étant exgtérieur, c'est une auto-hétéro-affection). Il restera aveugle pendant trois jours, comme si la privation de vue était le prix à payer pour aller au-delà, entrer dans un jeu d'altérités et de substitutions (ce que Derrida appelle l'hypothèse de la vue). Pendant la conversion, le regard est suspendu. Autour de cette tache aveugle peut venir la lumière, une lumière invisible qui n'est pas humaine. Ce que le peintre chrétien doit montrer n'est pas la lumière courante, mais un ordre du regard qui rend possible une illumination. Il faut que, comme dans l'hymne ou la prière, il y ait dissymétrie, expropriation du regard.

La peinture chrétienne n'exclut ni la séduction ni la vision charnelle, à condition qu'elles soient soumises à la vision divine. Elle exige seulement que le regard devienne chrétien. Un dessin qui invite à la louange, à l'imploration, qui nous enseigne à voir la condition divine du tableau, sauve la peinture. Mais cette mise à nu n'est pas sans risque. Elle est un événement, une performance, et aussi une apocalypse. En révélant la structure sacrificielle de la peinture, elle doit respecter une distance infinie. Elle est toujours sur le point de ruiner le discours qu'elle légitime.

 

 

Saint Augustin oppose la peinture comme oeuvre d'art (séductrice et dangeureuse) à la louange chrétienne. Pour Hegel ou Walter Benjamin, au contraire, la fonction cultuelle de l'oeuvre se prolonge dans sa dimension artistique (pour autant qu'il y ait encore de l'art). Derrida ne tranche pas entre les deux. Il y a duplicité de l'oeuvre : elle est à la fois rhétorique et performative.

 

 

 


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