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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
L'aura est inexplicable                     L'aura est inexplicable
Sources (*) :              
Cabrocha Hilairet - "Croître et multiplier", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 6 avril 2006

 

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[L'aura n'a pas disparu, elle fascine encore, car avec elle émerge le lointain, l'immémorial et l'inexplicable]

   
   
   
                 
                       

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Walter Benjamin a inventé la notion d'aura à propos de ce qu'il ressentait comme une perte, celle de l'oeuvre d'art. Selon sa célèbre définition, c'est l'apparition d'un lointain, si proche soit-il. Si l'on rabat cette définition sur la notion plus intuitive d'authenticité, on la trahit absolument. Car il n'est pas question chez Benjamin d'objets authentiques, originaux, pittoresques. Ce qui est en jeu est une certaine correspondance qui ne nous laisse pas en repos, car elle produit un choc dont l'origine est aussi incertaine que l'art lui-même. L'oeuvre donne le sentiment d'une unicité quasiment religieuse - comme si l'on retrouvait soudain, sans l'avoir cherché, un nom perdu.

Une oeuvre d'art peut produire un certain effet, qu'elle soit reproductible ou non. Ce qui compte aujourd'hui, c'est qu'elle nous fasse ressentir cette perte, ce sentiment de dépérissement qui démontre encore - fût-ce par défaut, que nous n'avons pas totalement rompu avec l'immémorial. En montrant - comme Anselm Kiefer - ce qui contribue par ailleurs à son effondrement (par exemple les matériaux bruts), on peut contribuer à sa survie.

 

 

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Propositions

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L'aura est l'unique apparition d'un lointain, si proche soit-il

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La photographie est authentique quand le choc produit par les images suspend, chez le spectateur, les clichés linguistiques

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Le mode d'intégration primitif de l'oeuvre d'art, lié à l'aura, trouve son expression dans le culte

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La reproductibilité technique de l'oeuvre d'art l'ébranle en son autorité et la touche en son point le plus vulnérable : son authenticité

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La reproduction médiatique, qui associe fugacité et répétition, n'est pas perçue comme l'image originale, qui associe durée et unicité

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[Kiefer restaure l'aura de l'oeuvre au moyen de ce qui est censé contribuer à son effondrement : la présence du matériau brut]

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[A la plus parfaite reproduction d'une oeuvre d'art, il manquera toujours quelque chose : l'unicité de son existence au lieu où elle se trouve (son aura)]

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A l'époque de la reproductibilité technique, l'aura de l'oeuvre d'art dépérit, et ce dépérissement est un symptôme de la crise que traverse l'humanité

 

 

 


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