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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Art, politique                     Art, politique
Sources (*) : Chaque oeuvre transforme l'art               Chaque oeuvre transforme l'art
Laurent Cordelier - "Promesses de réparation", Ed : Orloviennes, 2048, Page créée le 12 avril 2006

 

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L'oeuvre, au - delà du souverain

[L'art est politique sans le vouloir; dès qu'il se veut politique, il ne produit que de la propagande]

L'oeuvre, au - delà du souverain Autres renvois :
   

L'Internet, nouvel espace public

   
   
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Il peut y avoir un lien entre art et politique sans que pour autant l'art parle de politique. Cette distinction qui peut paraître subtile est pourtant le coeur du débat. Il y a du politique partout, y compris dissimulé dans l'art apparemment le moins politique. Mais quand l'art est inféodé à la politisation triviale, on ne produit que des propagandistes ou des belles âmes. On fait proliférer les signes et les interprétations, mais pas les oeuvres. L'alliance entre radicalité de l'art et radicalité politique est une possibilité, mais n'a rien d'une obligation, y compris parmi les avant-gardes, qui se sont souvent montrées politiquement conservatrices. Une seule responsabilité politique doit être partagée par tous les artistes : faire en sorte que chacun puisse vivre dans une société où le droit de créer librement est garanti [ce qui est loin d'être le cas partout, comme chacun sait].

C'est vers une micropolitique ou une métapolitique de l'art qu'il faut tendre, pas vers une confusion ou un brouillage des frontières entre art et politique. Une interrogation éthique peut être plus politique que la plus violente des dénonciations.

Derrière toute utilisation politique de l'art, que ce soit sous forme d'objet ou d'intervention, il y a la croyance selon laquelle l'art peut servir à quelque chose : répandre des idées ou réparer le monde. Mais un objet calibré sur des techniques de masse, comme le film parlant, risque de ne reproduire que des mouvements de masse. Un art fait pour la politique ne produit que de la politique. C'est autre chose qu'il faut à l'art.

Il peut y avoir un art politique, à condition qu'il ne serve à rien, comme aux débuts du surréalisme. Il n'est pas politique par destination, mais en tant que producteur d'écarts et de formes. La politique n'y est pas l'essentiel, elle vient en plus comme chez les Klansmen de Philip Guston.

C'est la sensibilité elle-même, si elle est universelle et égalitaire, qui porte la dimension politique en art. Aucune démonstration ni présentation rhétorique ne peut la remplacer.

 

 

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Propositions

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Vouloir vivre dans une société où la création comme telle soit défendue dans son principe - telle est la responsabilité politique de l'artiste

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A l'esthétisation de la vie politique résultant de la technique et de la montée du fascisme, le communisme doit répondre par la politisation de l'art

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L'oeuvre post-moderne définit un "moment" politique de l'art, éthique et consensuel, qui vise à la réconciliation du Contemporain avec lui-même (remédiation)

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Dans l'art contemporain, l'oeuvre est contextuelle : elle s'insère comme une "intervention" dans le tissu du monde concret

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En mélangeant les hétérogènes, une micro-politique de l'art brouille les frontières entre art, non-art et politique et les délégitimise

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Dans ses "Klansmen" où le Ku-Klux-Klan symbolise la violence et la tyrannie, Philip Guston réussit à ajouter des thèmes socio-politiques à sa problématique picturale

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L'art moderne reposait sur une alliance entre radicalité de l'art et radicalité politique aujourd'hui défaite

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L'art critique pérennise un monde où la transformation des choses en signes redouble l'excès des interprétations et fait s'évanouir toute résistance des choses

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A la reproduction en masse correspond une reproduction des masses

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L'art ne peut s'articuler au politique qu'à condition de ne pas renoncer à l'interrogation éthique sur l'Autre

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Tout art politique est condamné à la posture de la conscience malheureuse hegelienne

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Aucun art politique n'est convaincant, sauf l'art totalitaire

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L'invention du film parlant est concomitante du fascisme; les deux sont liés à la crise économique

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Comme l'acteur de cinéma, l'homme politique s'expose en personne devant les appareils d'enregistrement, et de cette sélection le dictateur et la vedette sortent vainqueurs

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La révolution poétique du surréalisme veut porter l'action politique dans l'image, en poussant à l'extrême la crise du concept humaniste de liberté

 

 

 


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