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En inventant, pour chacun, l'autre idiome                     En inventant, pour chacun, l'autre idiome
Sources (*) : Le Cinéloft du Quai               Le Cinéloft du Quai
Frédéric Chétiac - "Traduire l'impossible", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 18 janvier 2008

[En inventant un autre idiome]

   
   
   
                 
                       

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- Frédéric : Penser, c'est promettre une autre langue dont nul ne peut rien prévoir, et que personne ne peut anticiper. Peut-être la philosophie grandit-elle (en quantité), mais elle ne devient jamais adulte. Elle recommence toujours à partir de l'enfance. Certes, elle s'intéresse abondamment aux philosophes du passé, mais c'est pour les traduire dans une autre langue qui reprendra tout à zéro. Une promesse l'engage, nécessaire mais impossible, et l'oblige à aborder les rives mystérieuses de ce qui ne peut appartenir à quiconque - pas même au philosophe qui signe le texte.

- James : D'un côté, toute oeuvre transpose ou traduit "autre chose" qu'elle-même. Quoi? Tu peux faire appel à la psychologie, à l'histoire, à la biographie, aux sciences sociales, à la philologie, à l'esthétique, à la critique littéraire ou à la philosophie, tu supposeras toujours un "autre texte" (ou plusieurs) derrière ce texte, une autre dimension de l'oeuvre invisible ou inaudible, cachée ou dissimulée, distincte ou différente de ce que tu as sous les yeux. Et ce n'est pas tout, en plus de ça toute oeuvre ouvre sur autre chose qu'elle-même. Elle est vue, interprétée, écoutée, transformée par d'autres lecteurs, en d'autres langues ou d'autres idiomes. Mais le point important, c'est que malgré ce que je viens de dire, c'est toujours la même oeuvre, le même texte ou la même image qui renvoie à quelque chose d'unique. Il y a derrière elle, devant elle ou sous elle un pur ou vrai langage, comme disait Benjamin, un contenu intouchable. Entre la multiplicité interne et externe de l'oeuvre et sa permanence, chaque lecteur, à son tour, tente une autre conciliation.

- Frédéric : Tu ne dis rien de neuf, James, tout ce que tu viens de dire, c'était déjà dans le mythe de la tour de Babel.

- James : Je l'assume, je l'accepte. J'en fais un commandement, un devoir.

- Dick : Traduire, ce n'est pas un acte neutre. C'est une rencontre, un rapport à l'autre, et c'est aussi une déconstruction, une destruction. On ne fait pas survivre les oeuvres sans perte.

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Propositions

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Philosopher, c'est renouer avec l'enfance de l'esprit : un monstre qui n'en finit pas de commencer - mais jamais par le commencement, toujours par le milieu

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En inventant une autre langue, la philosophie soutient une promesse : déjouer toute appropriation, ne se laisser assimiler par aucune culture, provoquer les passages et les traductions

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Traduire, c'est poser la question de la possibilité même de la philosophie

 

 

 


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