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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
                   
Sources (*) :              
Jacqueline Lichtenstein - "La couleur éloquente - Rhétorique et peinture à l'âge classique", Ed : Flammarion - Champs, 1999, p73

 

Cariatide (Amedeo Modigliani, 1912) -

L'idéal (aristotélicien) d'une peinture sans couleurs, réduite à la forme du dessin, correspond au rêve philosophique d'un corps privé de chair

   
   
   
                 
                       

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Aristote ne se rallie pas à l'idéal platonicien de la mimesis, qui condamne la peinture car elle ne peut qu'échouer à représenter adéquatement la nature. Mais il ne la "sauve" qu'au nom de la connaissance, ce qui implique de soumettre la peinture au dessin. La matérialité picturale soulève toujours les mêmes préjugés : c'est un état archaïque de la matière, le reste d'un chaos originel, une nature informe, indéterminée, molle et floue comme la chair, la trace d'une origine innommable. Seul le dessin permet de contrôler le corps par un "bon" plaisir, uniquement soucieux de connaissance. La couleur relève de l'éphémère, du hasard, tandis que le dessin peut porter un projet, un dessein.

Aristote hiérarchise les plaisirs : d'abord vient la représentation, et ensuite ce qui relève du spectacle ou de la mise en scène. La couleur en peinture est mise sur le même plan que les effets de la voix et du geste dans la tragédie, quand ils ne concourent pas directement au récit. Aux figures gestuelles doivent se substituer des figures métaphoriques (p76); le texte doit produire ses effets par le seul pouvoir des mots. Mais ce n'est pas toujours possible. Pour persuader, l'orateur doit user du pathos. La rhétorique ne saurait s'en passer. L'orateur ne peut pas s'exprimer qu'en philosophe. Il doit s'appuyer sur un art de la présentation (hypokrisis) afin de s'adapter à l'auditeur. Cela implique une technique qui ne repose pas que sur la voix et le geste, mais aussi sur les figures du discours et le rythme de la phrase, de sorte que finalement c'est encore le discours qui l'emporte sur la parole, le texte sur le corps, la représentation visible sur la peinture.

 

 

 

 

 


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