Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook L'activité du site, suivre le blog

 

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Sur le droit à la jouissance                     Sur le droit à la jouissance
Sources (*) : L'inconscient, autre scène               L'inconscient, autre scène
Gert Binveels - "Le respect du plaisir", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 20 mai 2006

 

-

Sur le Contemporain

[Désormais le discours du droit à la jouissance (DDJ) prévaut sur tout autre discours]

Sur le Contemporain Autres renvois :
   

Droits de l'homme

   
   
Ctp, le Contemporain Ctp, le Contemporain
                 
                       

Pour l'acquťrir, cliquez

sur le livre

logo

 

Il se trouve que, à deux moments dans le cours du 20ème siècle - une première fois vers 1900 avec (entre autres) une série d'oeuvre montrant la jouissance et la volupté, et une seconde fois au début des années 1960 avec (entre autres) le Pop Art, le discours a basculé. Le droit à la jouissance a semblé prévaloir sur toute autre considération, en négligeant le fait qu'il n'était qu'une renonciation à la jouissance. Comme l'explique Lacan, les plus-de-jouirs ont été mis sur le marché. Le droit est tombé sous la dépendance des droits, et les droits sous celle du DDJ. Les arts se sont libérés, laissant la voie libre à la réclame et au cinéma. On a ressenti dès le départ sa double nature de perversion et d'harmonie de ce mouvement, dans lequel nous sommes tenus d'organiser nous-mêmes notre propre conditionnement, mais on n'y a pas vraiment résisté. On s'est contenté d'exprimer timidement notre inquiétude. Parfois, c'est follement agréable et d'autres fois, c'est atroce.

Tout est bon pour provoquer le désir.

Il est interdit d'interdire, dit-on, mais l'interdit ne se laisse pas faire, il prend des aspects inattendus, il chante, il danse, il hurle.

Pour entretenir la jouissance, on met en place des dispositifs qui frôlent les limites instituées par le discours. Ainsi l'art qu'on ne goûte plus, mais dont on jouit, et certaines fêtes.

Certaines images exaltent à la fois le droit et le devoir de jouissance. Elles se concentrent dans ce temps de basculement dédoublé, cette sorte de point zéro des temps contemporains, quand le jouir est venu au centre une première fois, autour de 1905, et quand cette venue a reçu un écho amplifié entre 1964 et 1968. Quelques tableaux célèbres en montrent la plénitude. On y entre par la Maison du Jouir que Gauguin a construite aux Marquises en 1901-02, avant de traverser Luxe, calme et volupté (Matisse), Grandes baigneuses (Cézanne), Âge d'or (Derain) et leurs correspondants de la seconde moitié du 20ème siècle. De ces images harmonieuses, chaque fois, quelque chose déborde. Il y a trop de lumiière, trop de couleur, ou trop de mouvement, comme dans le Broadway de Mondrian.

 

 

--------------

Propositions

--------------

-

Les pratiques actuelles de jouissance placent le sujet à la limite du discours

-

La perversion contemporaine repose sur une remise à l'Autre de la voix afin d'instaurer la jouissance

-

Les Grandes baigneuses (Paul Cézanne, 1900)

-

"Soyez mystérieuses, soyez amoureuses, vous serez heureuses" (La Maison du Jouir de Paul Gauguin, 1901-02)

-

Transfigurant la valeur d'échange des marchandises, les expositions universelles inaugurent une fantasmagorie à laquelle l'homme se livre pour se laisser distraire

-

Notre époque ne peut imaginer d'autre salut que le plaisir comme bien public (Barbarella, film de Roger Vadim, 1968)

-

Pour que chacun puisse profiter de la vie présente, le Pop Art transforme en art les choses ordinaires; il transfigure les emblèmes de la culture populaire

-

La fête où le peuple se donne en spectacle à lui-même efface la différance représentative

-

Un homme qui ne vivrait que pour jouir, par sympathie de tout plaisir, n'aurait aucune liberté ni aucune valeur en tant que personne, car son bonheur ne serait que conditionnel

-

La modernité en art est le passage d'un "Il est interdit de faire n'importe quoi, faisons-le", à un "Il est permis de faire n'importe quoi, faisons-le"

-

Une force souterraine, invisible et inouïe, sape le Contemporain

-

[Autour de 1889-1907, quelques oeuvres anticipent le second temps de la modernité en montrant la plénitude d'une jouissance suspendue, irréelle, proche du basculement]

-

Les oeuvres modernes sont les traces d'une épreuve : un indicible suspend le discours de la continuité du plaisir

-

Les oeuvres surgissent dans l'écart d'une économie du plaisir (dicible) et d'une jouissance (indicible)

-

Il faut que le droit au plaisir soit visible

-

L'Olympia, d'Edouard Manet (1863), Vénus séductrice, est aussi la plus discordante

 

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
 
 
Follow @pdelayin

 

 

 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Gert
InsuDDJ

AA.BBB

InsuCheminements

VI.DDJ

PlanSite

HV.LHV

MQiCtp

KD.KOO

GK_InsuDDJ

Rang = zQuois_DDJ
Genre = -