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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
Pulsion de mort                     Pulsion de mort
Sources (*) : Sigmund Freud               Sigmund Freud
Sigmund Freud - "Essais de psychanalyse", Ed : Petite bibliothèque Payot, 1981, p91, Au-delà du principe de plaisir

 

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La culture entre Eros et Thanatos

[Pulsion de mort : le but de toute vie est la mort]

La culture entre Eros et Thanatos
   
   
   
                 
                       

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1. La vie, chemin de la mort.

Le but de toute vie est la mort, telle est la conclusion que nous pouvons tirer de l'analyse freudienne de la compulsion de répétition. Certes la pulsion de mort est difficile à saisir, car elle est presque toujours silencieuse, inaudible. Elle se dissimule derrière Eros, la pulsion de vie. Mais quelles que soient les contre-forces et les apparences, le but de tout vivant est de revenir à l'état initial qu'il a abandonné : le non-vivant.

Un jour, une tension est apparue dans la matière inanimée. La première pulsion a été celle d'un retour à l'inanimé : elle a cherché à réduire la tension. Petit à petit, les détours pour atteindre le but (la mort) se sont faits de plus en plus longs. Ce sont ces détours qui nous apparaissent aujourd'hui comme phénomènes vitaux.

Dans l'organisme, chaque pulsion ne veut mourir qu'à sa manière. Les pulsions dites d'auto-conservation, dont on dit qu'elles sont les gardiennes de la vie, sont destinées à assurer, pour chacune, une voie propre vers la mort. Toutes les pulsions partielles ne sont originellement que des suppôts de la mort. Elles se raidissent contre tout ce qui pourrait aider à atteindre le but par des voies courtes, qu'elles vivent comme danger. Ce qu'on nomme "le vivant" n'est rien d'autre que le réseau des différences, en décalage les unes par rapport aux autres, mais qui conduisent toutes à l'inorganique, la mort.

[A chaque instant de la vie, à chaque usage de la voix, nous ouvrons le tombeau archaïque].

 

2. Eros et Thanatos.

Les cellules sexuelles sont encore plus conservatrices que les autres car elles ramènent la substance vivante à des états antérieurs et préservent la vie pendant des périodes plus longues. En se hâtant vers l'arrière pour recommencer un même parcours, elles s'opposent aux autres pulsions qui s'élancent vers l'avant pour atteindre plus vite le but de la vie. Mais on ne trouve pas de pulsions qui tendent vers un état qui n'a pas encore été atteint ni vers un développement supérieur. En conséquence, la nouveauté ou le progrès sont subis, ils ne sont pas désirés.

Et pourtant, dans la vie courante, Eros et Thanatos s'opposent. Le principe général n'empêche ni le dualisme entre vie et mort, ni la prévalence du sexuel dans la vie psychique. Au contraire, les fantasmes ne cessent de se répéter et les traumas de faire retour. Tout plaisir, toute satisfaction, toute pensée, toute vie organique sont soumis à la compulsion de répétition.

 

3. La civilisation.

Le développement est le résultat de forces extérieures qui poussent à l'adaptation. La voie de la satisfaction (baisse de tension) étant barrée, il n'y a pas d'autre choix que d'aller dans l'autre sens, une hausse de tension provisoire : c'est la civilisation. Ce qui a le plus de valeur dans la culture humaine est bâti sur le refoulement pulsionnel. La pulsion de mort, essentiellement destructrice, tend à effacer ses propres traces. C'est ainsi que se manifeste son pouvoir, non sans sadisme.

 

 

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Propositions

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Le non-vivant était là avant le vivant

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Une compulsion de répétition plus originaire, plus élémentaire, plus pulsionnelle que le principe de plaisir doit être attribuée au refoulé inconscient

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Les pulsions de mort, toujours déjà à l'oeuvre, s'écrivent en silence, elles se laissent entendre comme inaudibles

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Nous saisissons difficilement la pulsion de mort, car nous ne la devinons derrière l'Eros que comme un reliquat

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La pulsion de mort est "anarchivique" : elle travaille à détruire l'archive, y compris ses propres traces

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Le vivant n'est rien d'autre qu'un réseau de différences de forces - qui conduisent toutes à l'inorganique, la mort

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La compulsion de répétition caractérise la vie organique dans son ensemble, en tant qu'elle est fondamentalement conservatrice

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Les pulsions aident l'organisme à mourir de sa propre mort : une force qui garantit le retour au plus proche de soi, plus forte que "la-vie-et-la-mort"

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Le motif du pouvoir joue à l'égard de la pulsion de mort le rôle de prédicat quasi-transcendantal : il permet de la définir, mais il est débordé par elle

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La pulsion de mort est la loi au-delà de toute loi

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Une pulsion est une poussée inhérente à l'organisme vivant vers le rétablissement d'un état antérieur

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Dans la névrose traumatique, les rêves répétitifs échappent à la domination du principe de plaisir pour se mettre au service d'une fonction plus originaire

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Freud cherche à concilier deux postulats : la prévalence de la pulsion de mort, et le dualisme entre pulsions de vie et de mort

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A chaque usage de la voix, nous ouvrons le tombeau archaïque

 

 

 


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