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L'objet (a)                     L'objet (a)
Sources (*) : On ne croit plus aux objets               On ne croit plus aux objets
Jacques Lacan - "Sem VI, Le désir et ses interprétations", Ed : Sténotypie, 1958-59, *pp609 et suivantes, 20 mai 1959

 

Ver sacrum (Nora Exner, 1903) -

Le phallus, objet pas comme les autres

Il y a trois formes de l'objet (a) : prégénital, phallique et vocal

Le phallus, objet pas comme les autres
   
   
   
                 
                       

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Lacan parle des formes de l'objet (a). Cet objet a la forme de la coupure. Le sujet s'y supporte dans le fantasme. Les trois sortes d'objet (a) sont présentées comme trois exemples identifiés dans l'expérience analytique, mais la liste n'est pas nécessairement exhaustive. [Quel autre type d'objet (a) y aurait-il?]. Ce sont les signifiants que le sujet tire de sa propre substance pour soutenir devant lui le trou, l'absence de signifiant au niveau de la chaîne inconsciente.

1. L'objet prégénital. Le sujet est un boyau avec deux orifices : par où ça entre (oral) et par où ça sort (anal). C'est l'objet en tant qu'objet de sevrage, de rejet, de mutilation. Sa forme fondamentale est le mamelon et l'excrément. Elle manifeste la forme même de la coupure, où le sujet est lui-même la coupure. Ces objets sont choisis, individualisés, érotisés.

2. L'objet intéressé dans le complexe de castration, dont la forme la plus générale est le phallus. A ce niveau, tous les (a) ont la même fonction. C'est la coupure comme passage à une fonction signifiante, une initiation par laquelle le désir prend fonction d'index.

3. Le délire des psychoses, dont le prototype est la voix. La fonction vitale qui s'y attache est la respiration. Cette non-coupure la distingue radicalement de l'objet prégénital. La respiration est une phase plus primitive que les autres, plus fondamentale. Elle ne se choisit pas, elle se rythme. Elle est pulsation, alternance vitale. Elle ne permet pas de symboliser l'intervalle. Cependant, la voix qui passe par l'orifice respiratoire peut être scandée. Elle est la troisième forme du (a). Dans le délire, la voix répond aux exigences formelles du (a) pour autant qu'il peut être élevé à la fonction signifiante de la coupure. Incidence pure de la voix = pure articulation. Consistance de la voix comme telle. Réduite au point pur où le sujet ne peut la prendre que comme s'imposant à lui. Voix interrompues de Schreber, qui laissent surgir après leur coupure l'appel à la signification. La voix supporte le délire comme appel à la signification. Le sujet y est interessé en tant que lui-même disparaît, s'engouffre tout entier dans la signification globale. Le sujet y est interessé dans son être. Il est fasciné par l'intervalle. Il s'y fixe pour se soutenir.

 

 

Il reste le regard. N'entre-t-il pas dans la troisième catégorie, la vocale, celle qui a rapport au désir? On peut penser que Lacan, dans ce séminaire 6 sur Le désir et son interprétation, n'a pas encore élaboré la distinction des objets (a) selon le versant désir/demande qu'il développera dans le séminaire 13 sur L'objet de la psychanalyse.

J'ai proposé d'appeler objet (e) la troisième sorte d'objet (a) : la voix. Il pourrait alors y avoir 3 sortes de renonciation à la jouissance :

- prégénitale (névrotique, pulsionnelle, perverse, etc...).

- phallique (sexuelle).

- vocale. Pour cette dernière, en se faisant (e), la voix tient lieu de jouissance.

 

 

 


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