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de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, la photographie                     Derrida, la photographie
Sources (*) :              
Jacques Derrida - "Lecture de "Droit de Regards" de Marie-Françoise Plissart", Ed : Minuit, 1985, pXXIV

 

Les bijoux de la pagode (Linnaeus Tripe, 1857, Chine) -

Psychanalyse et photographie sont deux religions du détail, qui font pièce à un pouvoir totalisant

   
   
   
               
                       

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Jacques Derrida se méfie de tout art qui peut être soupçonné de "magnification", c'est-à-dire d'idéalisation, de spiritualisation, de généralisation. Un tel art se rapproche assez sournoisement d'une panoptique : il ne montre pas tout, il ne montre que du détail, mais ce qu'il fait du détail (par gros plan, zoom ou travelling, pour employer le langage du cinéma) équivaut à une totalisation. Par métonymie, la partie représente le tout, elle s'agrandit au-delà du tout. L'oeuvre "digne de ce nom" devrait faire échec à cette globalisation, elle devrait privilégier le "retrait du tout", laisser la trace venir, faire droit à ce qu'on pourrait appeler une éthique de la trace [même si Derrida n'emploie pas ce syntagme].

Mais l'image photographique, qui tend parfois à se présenter comme un tout - voire comme une religion du tout-, peut aussi être rapprochée de la psychanalyse. L'une et l'autre sont des cultures du détail dont les dispositifs techniques peuvent conduire au seuil de la magnification. Il y a en elles à la fois lecture du détail, agrandissement, découpage, montage, substitutions, remises en scène, figurations, défigurations, etc. Elles peuvent évoquer le panoptikon, mais aussi s'y opposer avec violence.

L'aphorisme : Le diable est dans les détails vient probablement d'Allemagne : « Der Teufel steckt im Detail. ». Freud savait que sa pensée était une sorte de peste, et que la peste n'était pas dans les thèmes globalisants, mais dans les détails. Même si les photographes qui échappent à la pensée globalisante se font rares, l'usage massif du détail en photographie comme en psychanalyse est la meilleure protection contre une religion totalisante.

 

 

[Même la photo ci-dessus, qui montre dans un certain désordre les "bijoux" utilisés en 1957 dans une pagode chinoise, magnifie la religion. Pourtant chacun est un artefact, chacun est un objet isolé, un détail sans valeur. Mais tous ensemble, regroupés par la photographie, avec la puissance de la légende - THE PAGODA JEWELS USED TO ADORN THE IDOLS’, SHOWING INDIAN RELIGIOUS ARTIFACTS, TAKEN BY LINNAEUS TRIPE IN 1857 - ils restituent l'impression d'ensemble de la religion].

 

 

 


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