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Sur des films                     Sur des films
             
Ozzy Gorgo - "L'écranophile", Ed : Galgal, 1988-2007, Page créée le 11 janvier 2006

 

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Avec la Shoah, la vie s'est arrêtée : il ne reste plus que des survivants (Etre sans destin, film de Imre Kertész, 2006)

   
   
   
                 
                       

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Il n'y a aucune recherche de forme dans ce film. C'est un récit chronologique de type réaliste, où la Hongrie des années 1940 et le camp de Buchenwald sont reconstitués avec tout le soin nécessaire à la crédibilité du récit. Kertész a quelque chose à dire, à raconter, il veut que ça se sache, et il utilise le cinéma parce que c'est le media de l'époque, sans chercher à faire oeuvre. C'est urgent! Témoin direct, il sait qu'il va bientôt disparaître. Son scénario est mis en scène sans fioriture.

Le résultat est une histoire émouvante d'êtres humains. On sent le désespoir, l'horreur, mais on ne montre pas la violence brutale des bourreaux. C'est inutile. Il suffit de la suggérer par contraste. Exemple : cet appel interminable où toute chute peut être punie de mort. Ces hommes ne sont pas réduits à une masse. Chacun conserve son individualité. Rien ne peut empêcher l'irrégularité des alignements (des petits, des penchés, des vieux, des rigides). La juxtaposition des souffrances produit un mouvement, une sorte de vibration organicopoétique dont le courant irrégulier traverse chaque personne, où chacun, par sa façon particulière de rester debout, participe à ce qui reste quand même une vérité : nous sommes vivants.

 

 

Autour de cette question du vivant, du mort et de la survie se noue le film. L'image finale nous fait comprendre qu'Imre Kertész n'a été, pendant les 60 ans qui ont suivi, qu'un survivant. Sa vie s'est arrêté un certain jour, lors d'une rafle dans la campagne hongroise. En déportation, il est mort pour de vrai. Ce qui a suivi n'a été que la continuation du désespoir. Pas une illusion, mais quelque chose de moins vrai, de moins réel, qui n'a pas d'autre justification que la possibilité, plus tard, de raconter.

 

 

 


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2006.KE.RTE

zm.Kertész.2006

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