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La lettre en plus                     La lettre en plus
Sources (*) :              
Michel Chion - "La voix au cinéma", Ed : Cahiers du Cinéma, 1982, p89-90

 

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A la création du monde, la lettre du mot créateur est allée en haut, tandis que le son demeurait en bas

   
   
   
                 
                       

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Michel Chion compare les débuts du film d'Orson Welles, Citizen Kane, avec un mythe gnostique. Dans une atmosphère de chaos primitif, la lumière s'éteint et se rallume. Puis la première parole du film sort d'une bouche géante : Rosebud. C'est le premier mot proféré, avec lequel a surgi la lumière. Il est par définition inanalysable. Avec la perte de l'unité originelle, quelque chose chute. En l'occurrence, c'est une boule (un monde). Pour que le langage advienne, il faut que le son primitif soit perdu, rejeté au dehors. Après l'âge d'or du son plein (la voix totale et enveloppante de la mère, du langage-musique qui se signifierait lui-même), vient la chute de ce déchet qu'est la matérialité du son.

Le début du film serait une tentative ratée d'autogenèse par la voix. La lumière finit par s'éteindre, et le filament retombe dans l'obscurité.

Rosebud représente le fantasme du mot primordial par lequel l'homme se créerait lui-même - mais ce mot finit en trace écrite, sur un traineau envoyé au feu.

 

 

Une bouche géante prononce "Rosebud".

 

 

 


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