Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook L'activité du site, suivre le blog

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
L'écran vient en plus                     L'écran vient en plus
Sources (*) : Le cadre, convention précaire               Le cadre, convention précaire
André Bazin - "Qu'est-ce que le cinéma?", Ed : Cerf-Corlet, 2002, p188

 

-

L'écran détruit radicalement l'espace pictural, car il est centrifuge (il prolonge l'espace), tandis que le cadre est centripète (il isole le tableau)

   
   
   
                 
                       

Pour l'acquérir, cliquez

sur le livre

 

André Bazin parle des documentaires sur les peintres. Ce sont, selon lui, des trahisons, car l'unité du tableau est détruite pour former une synthèse nouvelle non voulue par le peintre. Ce que le spectateur aperçoit est un système plastique qui dénature profondément la peinture. Le montage du film reconstitue une unité temporelle (horizontale) qui n'est pas celle du tableau (verticale).

Le cadre n'a pas qu'une foncton décorative. Il souligne l'hétérogénéité du microcosme pictural. Zone indéfinie, il désoriente l'espace, le polarise vers le dedans. Au contraire, les limites de l'écran ne sont pas un cadre, car l'espace du cinéma est censé se prolonger indéfiniment dans l'univers. Si l'on remplace le cadre par l'écran, le tableau est affecté des propriétés spatiales du cinéma. Cette diffusion culturelle est singulière, qui commence par détruire son objet.

Pourtant le film documentaire est utile sur le plan pédagogique. Il permet de jouir directement de la peinture, sans aucune initiation. Il donne une vision externe, réaliste, qui atténue le divorce entre les artistes et la majorité du public. Les films sont eux-mêmes des oeuvres, qui proposent une nouvelle symbiose esthétique entre l'écran et le tableau. En dénaturant l'oeuvre, en brisant ses cadres, le film en révèle certaines virtualités secrètes.

 

 

La critique d'André Bazin semble aujourd'hui décalée, car l'opération qu'il dénonce est couramment reprise à son compte par la peinture. L'expressionnisme abstrait américain, de Pollock à Newman et même Rothko, ne nous met-il pas en présence d'un univers sans limite? Notre perception de l'espace étant de plus en plus cinématographique, elle s'applique spontanément à l'art contemporain, y compris la peinture. Pour autant le documentaire sur le tableau ne remplace pas le tableau.

 

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
 
 
Follow @pdelayin

 

 

 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

Bazin
ProEcran

LC.LLC

ArtCadre

KE.KKE

T.destruction

Rang = O
Genre = MH - NP