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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
Georges Didi - Huberman                     Georges Didi - Huberman
Sources (*) :                
Georges Didi-Huberman - "Fra Angelico, Dissemblance et figuration", Ed : Flammarion, 1995,

Fra Angelico, Dissemblance et figuration (Georges Didi-Huberman, 1995) [FADEF]

   
   
   
                 
                       

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Table

p9 : Présentation.

 

p27 : I. COULEURS DU MYSTÈRE : FRA ANGELICO, PEINTRE DU DISSEMBLABLE

p37 : Question de figure, question de fond.

p41 : La subtilité des images.

p57 : Le quadruple sens de l'écriture.

p74 : La dialectique du dissemblable.

p98 : Memoria, ou l'implicité des figures.

p118 : Praefiguratio, ou le destin des figures.

p129 : Praesentia, ou le virtuel des figures.

p147 : Illustrations.

 

p209 : II. LIEUX PROPHÉTIQUES : L'ANNONCIATION AU-DELÀ DE SON HISTOIRE.

p209 : L'histoire et le mystère.

p223 : Comment figurer l'infigurable.

p237 : La figure est le temps.

p268 : La figure est le lieu.

p304 : Inhabitatio - Dans la lumière du verbe.

p327 : Inchoatio - Dans l'ombre de la terre.

p356 : Incorporatio - Dans le giron des couleurs.

 

p383 : Notes.

 

Ce texte s'organise autour d'une énigme : le pan de peinture que Fra Angelico a peint sous la Sainte-Conversation du couvent de San Marco. Didi-Huberman en tente plusieurs explications : à partir de la perspective albertienne, du cadre en trompe l'oeil, de la figura dans la tradition dominicaine, de la dissemblance telle que développée par certains auteurs que Fra Angelico pouvait avoir lu, de la répétition liturgique de l'incarnation.

 

 

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Formulations partir de ce texte (les ttes de chapitre sont entre crochets) :

 

[L'énigme de la figure, c'est qu'elle cache la chose et aussi y donne un accès, quoique détourné, déplacé]

[La peinture chrétienne n'imite pas l'aspect visible des choses, mais des figures mystérieuses, irreprésentables]

[Le mystère de l'Incarnation est l'enjeu suprême de la peinture chrétienne et son plus grand paradoxe : celui du Verbe incarné]

[L'Annonciation chrétienne n'est pas seulement histoire, mais aussi lieu et temps d'un mystère]

[La Vierge offre le lieu de l'invisible, du mystère où habite le Verbe]

[Dans les fresques de Fra Angelico, la pensée visuelle laisse des traces et des marques qui invoquent une pensée non visuelle d'ordre théologique]

La figure, mode fondamental de la pensée chrétienne, est toujours entre deux choses, deux univers, deux temporalités, deux modes de signification

Dans l'Annonciation, la parole divine, au-delà de la voix, est la chair même

Dans la peinture chrétienne, l'humain est voué au dissemblable et Dieu à l'infigurable

Le mystère chrétien n'est pas infigurable, au contraire, il n'est que figurable

Dans le temps chrétien, l'Annonciation est d'abord un instant : le 25 mars, qui est aussi la date de la Création, de la chute d'Adam, de l'Incarnation et de la Crucifixion

Fra Angelico entend par "figure" le contraire du figuratif : des zones électives de défiguration relative, qui surgissent dans un entre-deux

L'Annonciation élève l'idée de conversation au rapport mystérieux d'un verbe humain et du Verbe divin

Fra Angelico figure les stigmates du Christ par des indices, des taches ou des traces ("Noli me tangere", cellule 1 du couvent de San Marco, vers 1440)

Au Moyen Age, l'"istoria" est close et la figure est libre; à partir d'Alberti, la figure perd sa profondeur pour devenir un aspect du monde visible

Les colonnes des Annonciations sont les lieux emblématiques où le Verbe, la chair et la divinité s'unissent en Jésus-Christ

La peinture ne procède pas par mode d'image, mais par mode de vestige

Les tableaux d'Annonciation annoncent la vraie ressemblance, la ressemblance au Dieu invisible (Annonciation du triptyque de Pérouse, Fra Angelico, 1437)

Les "pans de peinture" sont des zones où le visible vacille, où la part indicielle, dissemblable des tableaux affirme son étrangeté

Pour être efficace, l'image doit intégrer en elle le dissemblable

Les vêtements de la Vierge sont rouges ou bleus par égard pour la dialectique du céleste et du terrestre que suppose le mystère de l'Incarnation

Le jardin de l'Annonciation est le réceptacle (Khôra) des figures du mystère de l'Incarnation : il est la Vierge, le lieu de mémoire et virtuellement le Christ en tant que fleur

Figurer, c'est transposer le sens dans une autre figure, défigurer et préfigurer

L'hymen de la Vierge est un mur, intact et infranchissable mais transfiguré, traversé par l'altérité

Face au judaïsme biblique et au paganisme antique, le mystère de l'Incarnation a donné forme et originalité au monde chrétien des images

Dans une figure indéterminée - comme celle de la pierre ou du marbre - se donnent tous les temps : mémoire, imminence, futur et éternité

Dans les blancs de Fra Angelico se déplacent et se métamorphosent les figures du mystère chrétien

L'Annonciation et l'Incarnation produisent dans la peinture un effet de seuil, elles font trembler les limites spatiales

Quand le marbre peint, informe, fait office de pan de fuite, il montre l'irreprésentable, l'infigurable (Annonciation de Pérouse, Piero della Francesca, 1468-70)

Entre le Christ et la Vierge, se joue une logique du pli et du repli : il habite en elle et la recouvre

Tout ce qui fait tache en peinture indique un mystère et agit comme symptôme

Fra Angelico outrepasse l'évidence iconographique de la figure et du sens

Fra Angelico nommait "figurae" les taches dont il parsemait ses oeuvres : zones destinées à susciter en notre mémoire le plus profond mystère

Dans une Annonciation, trois voix différentes conversent entre elles : le Verbe divin (mystérieux), la voix de l'ange (médiatrice), la parole de la vierge (humaine)

Le tableau d'Annonciation est le lieu des commencements : la Vierge est limon, terre fécondée, jardin couvert de fleurs

Les quatre niveaux de sens de l'Ecriture (imitation, allégorie, tropologie, anagogie) fonctionnent moins comme "cadre" de pensée que comme modèle d'ouverture et de foisonnement

Fra Angelico, Dissemblance et figuration (Georges Didi-Huberman, 1995) [FADEF]

Sainte Conversation, dite La Madone des ombres (Fra Angelico, vers 1443) [Partie supérieure de la fresque]

Les pans de peinture situés sous la Sainte Conversation - fresque dite la Madone des ombres (Fra Angelico, vers 1443) - sont des surfaces d'intercession

Sainte Conversation, dite La Madone des ombres - version complète de la fresque avec pans (Fra Angelico, couvent de San Marco, vers 1443)

 

 

 


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YYA.1995.DidiHuberman.GeorgRang = ZZB_Didi-Huberman_FRADEF
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