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L'image chrétienne imite l'infigurable                     L'image chrétienne imite l'infigurable
Sources (*) : L'énigme de la figure               L'énigme de la figure
Georges Didi-Huberman - "Fra Angelico, Dissemblance et figuration", Ed : Flammarion, 1995, p75

 

St Jerome penitent (Fra Angelico, 1424) -

Dans la peinture chrétienne, l'humain est voué au dissemblable et Dieu à l'infigurable

   
   
   
                 
                       

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La peinture de Fra Angelico ne raconte pas des "histoires" au sens d'Alberti. Elle porte des sens multiples. Elle invite à une contemplation, une croyance doctrinale, une prophétie. Son travail pictural déborde le sensible. L'image n'est pas condamnée, mais dédoublée. D'une part une imago concentrée au point le plus élevé de l'âme, d'autre part une image déchue qui ne se manifeste que par mode de vestige. La dissemblance renvoie à une idée de péché, d'altérité. Adam a été à l'image de Dieu, mais nous sommes des êtres déchus, aveuglés. Définitivement éloignés de Dieu, nous vivons une dissemblance à nous-même, une ruine ontologique. L'image en nous s'est déformée, brisée, flétrie, décolorée, obscurcie. L'humain, devenu monstrueux, est voué au dissemblable.

L'imago Dei définit la plus haute qualité, la raison d'être de l'existence, la voie du salut vers sa restauration. Elle n'est pas réduite au néant. Nous tremblons devant elle d'amour et d'horreur. Dieu étant infigurable, il vaut mieux prendre la figure la plus dissemblable, par exemple le représenter en ver de terre plutôt qu'en roi couronné : l'altérité saute aux yeux. En préférant la transcendance du mystère, on s'éloigne de tout iconographisme.

L'Ecriture sacrée et le monde visible sont deux vêtements du Christ, c'est-à-dire deux voiles. Les deux sont des figures, et toute figure est dissemblable. Dans la Madone des ombres de Fra Angelico, les marbres peints (panneaux du bas) sont des figures dissemblables, des matières, des opérateurs d'une conversion du regard, des pans de théologie négative.

 

 

 

 

 


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