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L'histoire de l'art veut faire sens                     L'histoire de l'art veut faire sens
Sources (*) : L'art commence quand finit l'imago               L'art commence quand finit l'imago
Georges Didi-Huberman - "Devant le temps - Histoire de l'art et anachronisme des images", Ed : Minuit, 2000, p60

 

Autoportrait (Vasari, 1566) -

L'histoire de l'art est née au moins deux fois : en 77 de notre ère avec Pline l'Ancien, et en 1550 avec Vasari

   
   
   
                 
                       

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Pline l'Ancien a dédié son Histoire naturelle à l'empereur Vespasien, et Vasari ses Vies à un pape : Cosme de Médicis. Ces deux commencements semblent faire système : l'un répète l'autre. Souvent, Vasari traduit Pline. Le moderno vasarien se donne comme la résurrection de l'antico romain. Mais l'humanisme de Vasari introduit un renversement par rapport au projet plinien. On peut résumer ainsi les lignes de partage :

- Pour Pline, l'art (artes) est une notion ouverte coextensive à l'histoire naturelle. Il y a art chaque fois que l'homme imite ou dépasse la nature. Dans cette conception juridique des objets visuels, le produit de l'art a un rapport de dignité au monde social. Pline développe son projet selon un ordre des matières. Il est indifférent à l'esthétique. Il n'est pas question chez lui de représentation ni de genres artistiques, mais seulement de matériaux, de ciselure, modelage ou teinture. Pour Pline, il ne peut y avoir aucune téléologie de l'art.

Avant de parler histoire (la liste des artistes célèbres), Pline évoque la question de l'origine de la peinture. Elle est anthropologique, juridique et structurale. Les mots imago et pintura qu'il utilise correspondent à une généalogie de l'image et de la ressemblance. Ils s'imposent en termes de loi, de justice et de droit.

Selon Pline, ce qui commence à son époque (et que nous appelons histoire de l'art) est une décadence. C'est la mort de toute notion "digne" de l'image et de la ressemblance, qui ne peut s'inscrire que dans un rituel social. La véritable image n'est acceptable qu'à condition de proscrire tout échange et toute permutation.

En conséquence : l'art au sens où l'entendait Pline n'existe plus.

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- L'histoire de l'art se constitue chez Vasari comme le savoir spécifique et autonome des objets figuratifs - un savoir fermé -. Vasari a une conception académique de l'art. Il revendique le privilège et la distinction des arts libéraux et, dans la pratique picturale, un ordre de l'idée (développé par Panofsky). Sa culture esthétique est inséparable de l'invention rhétorique. L'art de son temps se présente comme une renaissance qui ressuscite le "bon art", orienté vers des enjeux fondamentaux (téléologiques), en vue d'une gloire immortelle. La chronologie est historique. Les oeuvres d'art peuvent s'échanger, s'accumuler, servir de décoration.

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A ces deux naissances, il faut en ajouter au moins une troisième, qui commence avec Winckelmann en 1764, et encore une quatrième, avec la mutation épistémologique du début du 20ème siècle. Les thèses d'auteurs plus tardifs, comme Walter Benjamin et Georges Didi-Huberman lui-même, qui contestent les postulats humanistes des époques antérieures, se rattachent à cette quatrième vague.

 

 

 


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