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Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
La mimesis nous trompe                     La mimesis nous trompe
Sources (*) : L'art commence quand finit l'imago               L'art commence quand finit l'imago
Georges Didi-Huberman - "Devant le temps - Histoire de l'art et anachronisme des images", Ed : Minuit, 2000, p78

 

Masque mortuaire d'Ales Lanier, fin du 13e siecle -

L'idée d'une ressemblance parfaite repose sur un fantasme de pureté généalogique qui interdit l'échange et la permutation

   
   
   
                 
                       

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Didi-Huberman commente ici la position de Pline par rapport à la ressemblance. Pline regrette la disparition de l'imago traditionnelle, c'est-à-dire de ces effigies des ancêtres, obtenues par empreinte du visage du mort, qui font l'objet d'un culte familial. La dignité de ces objets visuels est généalogique. On ne les transmet pas pour des raisons esthétiques, mais parce que c'est le visage des parents. On ne peut pas les remplacer par des effigies d'étrangers. Pour Pline, seule la ressemblance par génération ou transmission est légitime. La ressemblance qui fait proliférer les images factices, les simulacres, qui transforme la ressemblance en valeur d'échange, est une perversion, un mensonge, un simple jeu de substitutions (comme l'était déjà la peinture à son époque, et comme le deviendra l'art à partir de la Renaissance). Les arts doivent produire des objets qui ressemblent à la nature comme les fils ressemblent à leurs pères. La bonne ressemblance est filiation.

Pour Pline, l'empreinte est le modèle légitime de la ressemblance. Le contact direct avec le visage garantit que chaque rejeton sera bien le fils légitime. Le moule garantit la présence unique de l'ancêtre, et la multiplication indéfinie des copies permet de répondre à toutes les combinaisons possibles d'alliances matrimoniales. Ainsi l'image romaine permet-elle de limiter l'échange symbolique tout en incarnant sa possibilité même.

 

 

Masque funeraire d'Alès Lanier, épouse d'Herbert Lanier, importante famille connue à Angers du 13ème au 17ème siècle. Cuivre martelé et doré. Louvre.

 

 

 


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