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TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

                     
                     
La limite nous joue des tours                     La limite nous joue des tours
Sources (*) :              
Roberta Donoissy - "Le seuil s'estompe", Ed : Galgal, 2007, Page créée le 2 septembre 2006

 

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[Puisque la limite nous joue des tours, jouons avec elle]

Autres renvois :
   

Derrida, la limite

   
   
                 
                       

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Comme tout être mortel, nous ne pouvons pas exister sans limite. Le continu nous fascine, mais nous ne connaissons que le discontinu. Le problème de notre époque, c'est que les limites sont de plus en plus difficiles à trouver. Elles sont étrangères à notre espace. Elles viennent, mais obliques, comme un tympan, à moins qu'elles se déchirent de leur propre initiative, comme un hymen. Alors, nous jouons avec la limite (c'est notre schibboleth).

Dans son principe, une limite est franchissable, contrairement à un bord. Mais rien ne prouve qu'on ait envie de la franchir. On peut désirer la limite, l'appeler, crier pour qu'elle vienne. On peut aussi l'ignorer, à la façon du son qui se propage partout. On peut aussi buter avant elle sur une borne invisible qui la rend inaccessible.

C'est ainsi que l'oeuvre d'art se redéfinit : s'arracher à la limite, c'est s'arracher à notre condition (autrefois, on appelait ça le sublime).

L'acte de limitation, c'est de nous qu'il viendra, et s'il ne vient pas, alors il faudra s'ouvrir sur l'infini.

 

 

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Propositions

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La limite en général, comme le tympan, est oblique

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Tout son ignore les limites, et l'oreille n'a pas de paupières

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Le bord ne se franchit pas, tandis que la frontière se franchit

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Le cri appelle la limite

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[Le mot "hymen" a un double sens : il est la membrane à déchirer et l'union nuptiale]

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Nous vivons dans un espace sans bord

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L'art marque un des seuils où les humains s'arrachent à leur condition de nature et où leur univers se met à signifier

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Le sublime est l'intuition esthétique de la limite infinie

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Schibboleth est le seuil de l'imprononçable

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Le christianisme ne tolère pas de limites

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A chaque étape de la création, un acte de limitation précède le déploiement de la lumière dans l'espace

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Le néant biblique, "Aïn", (Il n'y a pas), ne doit pas être compris comme un vide absolu, mais comme une négation à travers laquelle le fini peut s'ouvrir sur l'infini

 

 

 


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