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                            NIVEAUX DE SENS :

 
   
Christian Metz                     Christian Metz
             

 

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Page créée par le scripteur le 6 septembre 2006.

[A partir de l'oeuvre de Christian Metz (1931-1993)]

   
   
   
                 
                       

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- Bibliographie de Christian Metz.

 

Depuis l'article "Le cinéma, langue ou langage ?" publié en 1964 dans un numéro célèbre de la revue Communications, le nom de Christian Metz est associé à la sémiologie du cinéma. Enseignant à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS), il a développé le projet sémiologique en s'appuyant d'abord sur la linguistique structurale puis sur la psychanalyse lacanienne.

Au cinéma, le spectateur sait qu'il est dans un film et que ce film est un film de fiction. Il sait que ce n'est pas un rêve, et pourtant il se laisse aller comme si c'était un rêve, une rêverie éveillée.

Si Christian Metz s'est suicidé en 1993 à l'âge de 62 ans, c'est peut-être en partie parce qu'il s'interrogeait sur la pertinence de ses choix sémiologiques (on peut opposer à la sémiologie du cinéma les mêmes objections que celles d'Hubert Damisch dans ses huit thèses sur la sémiologie de la peinture)... mais qui sait ce qui peut pousser au suicide?

Propositions (les tÍtes de parcours sont entre crochets)

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[Le cinéma règle le rapport au désir]

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[Le cinéspectateur entretient avec chaque film une relation d'objet dont il n'a pas la maîtrise]

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[Dans le film de fiction, le signifiant cinématographique s'emploie tout entier à effacer ses propres traces]

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[L'"impression de réalité" telle que suscitée par le cinéma infléchit le régime de la représentation dans le sens d'une perception plus active du désir inconscient]

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[Le cinéma est le seul art qui soit d'emblée une industrie]

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[Le cinéma est une instance initiatrice pour une adolescence permanente]

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Au cinéma, le voyeur ne peut pas s'appuyer sur la complaisance de l'objet vu, qui est absent

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Le cinéma est un lieu de passage, de transformation et de confrontation des codes

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On adhère à un film

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Le cinéma repose sur une série de clivages de la croyance

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Le cinéma préserve et entretient le désir

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Comme tous les "grands arts", le cinéma maintient l'objet à distance

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Le cinéma est une technique de l'imaginaire

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Un noyau narratif (diégèse) est présent dans presque tous les films

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La figure est une poussée primaire du discours qui génère sa propre défiguration

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Le cinéma met en jeu les pulsions scopique et invocante : désirs de voir et d'entendre qui entretiennent le manque et la poursuite infinie de l'imaginaire

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Le but de l'institution cinématographique est d'établir entre le spectateur et le film une relation de "bon objet"

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Un film met en relation avec le fantasme d'autrui

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Ce qui est troublant dans le fantasme, c'est qu'il est à la fois proche des sources pulsionnelles et organisé en une histoire

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L'écran du cinéma est un miroir où le spectateur peut trouver d'autres identifications que son propre corps

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L'écran du cinéma n'est pas une scène, c'est un lieu absent

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Au cinéma, la "voix-off" est le rempart de l'incroyance qui conforte la croyance

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Le fétiche arrête le regard devant l'objet de la castration

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Un film irrigue les figures fantasmatiques du sujet

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Le film clot le discours sur un texte

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Tout film est un film de fiction, et le cinéma en général est happé par la fiction

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Certaines figurations filmiques désagrègent les unités du code

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Le cinéma ne représente pas l'imaginaire, il est l'imaginaire, car il combine en lui la présence et l'absence

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Le signifiant cinématographique se prête particulièrement à la fiction car il est lui-même une illusion fictive et absente

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L'état filmique est un repli narcissique où le sujet suspend ses investissements d'objets

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Le cinéma met en rapport avec l'objet, sans l'illusion d'une plénitude possible du rapport objectal

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Engageant l'audition, la vision, le temps et le mouvement, le cinéma mobilise plusieurs axes de perception, mais cette perception porte sur des objets absents

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Le spectateur de cinéma est tout-percevant, au sens de la toute-puissance du moi

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Je ne peux croire au film de fiction que parce qu'il semble réel ou présent, mais ne l'est pas (fétichisme)

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Le cinéma est un réglage du désir pervers

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Les conceptions du cinéma fondées sur la phénoménologie rendent compte du sentiment qu'éprouve le moi perceptif du spectateur

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Le cinéma de fiction est un accomplissement hallucinatoire de désir qui flatte ou déçoit le fantasme (conscient ou inconscient)

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Le spectateur de cinéma se sait au cinéma tandis que le rêveur ignore qu'il rêve; pourtant l'impression de réalité du cinéma est comparable à l'illusion de réalité du rêve

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La perception filmique est réelle

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La fiction cinématographique est une instance semi-onirique

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L'état filmique et l'état onirique se rejoignent dans leurs trouées

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Le cinéma est une rêverie éveillée

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L'identification cinématographique primaire est l'identification du spectateur à son propre regard

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L'institution cinématographique prend en charge les mécanismes de sa propre reproduction

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Le cinéma imite (sémiologiquement) le roman, il le prolonge (historiquement) et le remplace (sociologiquement)

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Le cinéma est une répétition de la scène primitive

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Le théatre a vu le jour comme une cérémonie dans la cité, tandis que le cinéma est né dans une société éclatée, individualiste, où prévalait la famille restreinte

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Un film est une élaboration secondaire qui rend intelligibles des fantasmes et des contenus inconscients

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Le paradoxe du cinéma est qu'il est signifiant, et aussi incarnation de l'imaginaire

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L'oeuvre d'un art nous dérobe cet art en même temps qu'elle nous le présente, parce qu'elle est à la fois moins et plus que lui

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Immobile et muet, le spectateur de cinéma est en situation de "petit sommeil"

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Le cinéma suppose un double retrait : 1/ L'objet filmé 2/ la personne du spectateur

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Le cinéma vide la place du sujet et efface les marques d'énonciation

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La force de présence d'un film tient à sa capacité à faire jouir, par ses appareillages et son théatre d'ombres, d'un objet absent

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Au cinéma, le cadrage et les mouvements d'appareils fonctionnent comme censure

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La rencontre entre le code cinématographique et les autres codes en vigueur règle l'identification du spectateur

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Un code cinématographique est un système que présuppose la compréhension d'un film

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Le spectateur s'identifie au personnage du film

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Le scénario est une instance ambiguë entre le signifiant et le signifié, entre le manifeste et le latent

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Quand le spectateur de cinéma s'identifie à la caméra, il se situe à la place du foyer de toute vision

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Le spectateur de cinéma s'identifie à lui-même comme pur acte de perception ou pur regard

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Le propre du spectateur est d'être hors-champ; et tout hors-champ rapproche du spectateur

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Dans les films sans scénario, le signifiant cinématographique inscrit son propre jeu en prenant en charge la signification d'ensemble du film

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Le spectateur de cinéma hallucine paradoxalement ce qui est vraiment là : les images et les sons du film

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Le cinéma est fétichiste : sa machinerie fait oublier l'absence de l'objet devant lequel le spectateur s'émerveille

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Le cinéma est l'affaire de l'homme privé : pur sujet vidé de tout contenu, omnivoyant et invisible, point de fuite de la perspective monoculaire

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Le signifiant imaginaire - Psychanalyse et cinéma (Christian Metz, 1977) [SI]

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Bibliographie de Christian Metz

 

 

 


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Christian Metz (1931 - 1993) est un théoricien français de la sémiologie du cinéma de notoriété internationale. Ses travaux sont une source de richesse et de diversité pour la théorie française du cinéma. Christian Metz a enseigné à l'École des hautes études en sciences sociales (EHESS).

En 1964, il publie l'article "Le cinéma, langue ou langage ?" dans la revue Communications et poursuit ses essais durant 25 ans avec : Essais sur la signification au cinéma (1968 et 1973), Langage et Cinéma (1971), les Essais sémiotiques (1977), le Signifiant imaginaire (1977).

Christian Metz a fondé son projet sémiologique du cinéma sur le structuralisme linguistique , puis sur la psychanalyse de Lacan. Il est reconnu entre autres pour sa grande syntagmatique.

Ses travaux ont été critiqués par Jean Mitry dans son ouvrage la sémiologie en question (1987), et avec virulence par Jean-François Tarnowski dans la revue Positif.