Accueil
Projet
Derrida
Œuvrance
Sources
Scripteur
Mode d'emploi
 
         
           
Lire Derrida, L'Œuvre à venir, suivre sur Facebook L'activité du site, suivre le blog

TABLE des MATIERES :

                            NIVEAUX DE SENS :

Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
L'esthétique est mourante                     L'esthétique est mourante
Sources (*) :              

 

La sonate (Frederick Childe Hassam, 1893) -

Colloque de l'INHA, le 6 octobre 2006.

Ce qu'on peut reprocher à l'art contemporain : "la destruction consciente de toutes les limitations de l'esthétique, y compris la conscience de la construction"

   
   
   
                 
                       

 

Esteban Buch cite Julius Korngold, le critique de la Neue Freue Press, qui a affirmé cela en réagissant en 1910 à la création des Trois pièces pour piano op 11 de Schönberg. Adorno la reprend à son compte en faisant un éloge de Schönberg le destructeur. Ces pièces sont les premières pièces atonales à avoir été entendues en public. C'est la marque de naissance de l'atonalisme.

Pour Korngold, le principe de base de Schönberg est la négation. Il n'y a pas de relation d'ordre qui permettrait à l'oreille de mettre en place des règles d'appartenance. C'est une véritable mise à mort (de la tonalité). Les séries de son sont muettes, vides, sans expression. C'est l'équivalent de ce que notre société industrielle appelle un déchet. Les conséquences spirituelles peuvent être sérieuses.

L'argument de Korngold reviendra tout au long du 20ème siècle. Si on s'écarte de la tonalité, on s'écarte de la nature.

 

 

Korngold fait de la musique de Schönberg un discours. Qu'est-ce que la musique? Est-ce que cette série sonore a vraiment un statut d'oeuvre musicale? Si on laisse croire que c'est de la musique (dit Korngold), alors la possibilité même de la musique est compromise. Un canon sacré (dont l'origine est Beethoven) est menacé. C'est une profanation.

A ce moment, le mot de destruction est hostile. C'est une anti-valeur. Marinetti aura l'intelligence de la retourner, et Mondrian en appelera aussi à la destruction (de la forme). Même si Schönberg veut parfois en finir avec un certain pathos, il ne revendique pas la destruction, au contraire, il la condamne. Il préférerait un terme moins négatif que "atonalité". Il ne s'identifie pas au futurisme.

 

 

 


Recherche dans les pages indexées d'Idixa par Google
 
   
 
 
Follow @pdelayin

 

 

 

 

 

   
 
     
 
                               
Création : Qylal

 

 
Idixa

Marque déposée

INPI 07 3 547 007

 

DestructionAvantGardes
ArtEsthetique

NR.KQQ

WartCtp

Rang = QArtCtp
Genre = MR - IB