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Sources (*) :              
Jacques Derrida - "Le cinéma et ses fantômes (interview dans les Cahiers du cinéma, avril 2001)", Ed : Cahiers du Cinéma, 2001,

Le cinéma et ses fantômes (Jacques Derrida, 2001) [CahiersCin]

   
   
   
                 
                       

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Table

Interview recueillie par Antoine de Baeque et Thierry Jousse le 10 juillet 1998, parue dans les Cahiers du cinéma (Avril 2001). (11 pages, de la p75 à la p85). Le texte a été réédité en 2013 dans "Penser à ne pas voir, Ecrits sur les arts du visibles" (ESAV).

 

 

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Formulations à partir de ce texte (les têtes de chapitre sont entre crochets) :

 

L'écriture de Derrida est comparable à un film : bande-son jouissive par la composition, le rythme, la narration ou la mise en scène, plus que par l'effet de vérité

La musique n'implique pas de croyance, contrairement au film et au roman

Il y a entre l'écriture déconstructive et le cinéma un lien essentiel : couper, coller, composer, monter des textes et des citations

Le cinéma est une libération inégalable, un défi aux interdits qui autorise toutes les identifications, sans sanction ni travail

La voix n'ajoute pas quelque chose au cinéma, elle "est" le cinéma

Au cinéma, l'essence de l'image rejoint celle de la parole : une quasi-présentation d'un "lui-même là" du monde dont le passé est irreprésentable

Le cinéma est le seul grand art populaire

L'archive est appropriation violente, prise de pouvoir, et c'est aussi une interprétation, une oeuvre

L'essence du cinéma est l'immédiateté de la chose elle-même là, non pas reproduite mais chaque fois produite de nouveau

La voix au cinéma est de même nature que l'enregistrement du mouvement du monde

Toute reproductibilité technique est marquée par un effet de virtualisation intrinsèque

L'expérience cinématographique appartient, de part en part, à la spectralité

On a inventé avec le cinéma, il y a un siècle, une expérience sans précédent de la croyance : la spectralité, qu'aucun art ne peut plus ignorer

L'enregistrement de la voix est l'un des phénomènes majeurs du 20ème siècle

L'expérience proprement cinématographique résiste à la loi filmique : ne réduisant pas l'image à l'autorité du discours, elle y laisse entendre les mots invisibles qui l'habitent

Rendre une oeuvre accessible, c'est soumettre une interprétation à une interprétation

En se faisant, une oeuvre s'endeuille elle-même : il faut jeter, sacrifier, exclure

Le cinéma imprime sur l'écran, dans l'esprit, dans le corps et dans le désir des spectateurs l'immédiateté d'émotions et d'apparitions spectrales

Le cinéma est le simulacre absolu de la survivance absolue : il nous raconte ce dont on ne revient pas, la mort

Pour comprendre le cinéma, il faut penser ensemble le fantôme et le capital, ce dernier étant lui-même une chose spectrale

Le cinéma est un deuil magnifié où s'impressionnent les moments tragiques ou épiques de la mémoire

Au cinéma, le spectateur est seul, tandis qu'au théatre, la présence est collective

La trace au cinéma est le "ça a eu lieu là" du film, la survivance de l'oubli, du sans-trace

L'évolution technique (ordinateur, Internet, images de synthèse) entretient une demande de déconstruction inégalée

Le cinéma et ses fantômes (Jacques Derrida, 2001) [CahiersCin]

 

 

 


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YYA.2001.Derrida.JacquesGenre = -