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de l'oeuvre

de Jacques Derrida

Un seul mot - ou un syntagme.

         
   
Derrida, l'innommable                     Derrida, l'innommable
Sources (*) : Les mots de Jacques Derrida               Les mots de Jacques Derrida
Pierre Delain - "Les mots de Jacques Derrida", Ed : Guilgal, 2004-2016, Page créée le 25 décembre 2006 La hantise d'un autre nom

[Derrida, l'innommable]

La hantise d'un autre nom Autres renvois :
   

La Cabale cachée de Jacques Derrida

   

Derrida, le nom

   

Derrida, l'inouï

                 
                       

1. Il est effacé.

Il y a dans le langage une violence originelle qui, dès la première inscription, efface ce qu'elle désigne. Jacques Derrida appelle différance ce mouvement, cette nomination inaugurale, ce retrait du trait illisible dans la forme de la présence, qui s'efface de lui-même, qui disparaît instantanément dans l'oubli. C'est l'innommable comme tel - qui reste impensé, informulable dans les termes de la métaphysique, ininscriptible dans aucune langue, scellé dans un texte sans voix.

Il y a aussi la crypte où le mot-chose secret, inavouable, est gardé, soustrait à la conscience. Ce lieu hors-lieu ne peut pas se révéler. Il ne peut conduire qu'en un autre lieu où sa jouissance est interdite.

 

2. Il fait retour.

Est-il alors possible d'écrire l'innommable, de le dire, de le parler? D'un côté il est imprésentable, obscène, il ne peut pas se dire dans les mots du langage. Mais d'un autre côté, il arrive peut-être qu'il se dise. Il en irait ainsi avec les récits de Blanchot, qui en appellent à lui depuis une crypte absolue, un oubli sans oubli de l'oubli; et cela pourrait arriver aussi avec la déconstruction. Déconstruire la transcendance de la voix conduit à délégitimer toute signification. Ce qui émerge peut être informe, muet, terrifiant ou monstrueux : ça n'a pas de nom, ce n'est rien.

La chose innommable ne s'incarne que sous des formes paradoxales : le spectre, ou encore une autre dimension de la voix (celle qui met en mouvement et résiste au sens), ou encore cette énergie inassimilable, irreprésentable, absolument refoulée, à laquelle rien ne peut se substituer, qui soutient le dégoût.

L'innommable, comme l'inouï, ne se laisse ni arrêter, ni encadrer, ni arraisonner. Peut-être le rencontrerait-on dans une subjectivité absolue, un étant identique à soi. Mais il faudrait pour cela une voix qui excéderait les bornes du logocentrisme et de l'humanisme, un schibboleth qui n'idéaliserait pas.

 

 

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Propositions

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Un trait ou "archi-trait", innommé, ouvre en se retirant la possibilité du langage, du logos, de la langue et de l'inscription parlée autant qu'écrite

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La trace de la différance s'efface elle-même. Disparue dans l'oubli, elle est innommable comme telle, illisible dans la forme de la présence

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La différance est le concept ultra-transcendantal de la vie qui permet de penser la vie et qui n'a jamais été inscrit dans aucune langue

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Dans le texte sans voix de la métaphysique, la trace est scellée, innommable; on ne peut que l'affirmer dans un certain rire, partout et toujours

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Innommable est la subjectivité absolue : un étant identique à soi, présent comme substance

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Ce qui suscite le dégoût est innommable dans le système logocentrique : c'est l'autre absolu, indicible, auquel aucune représentation ne peut se substituer

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L'énergie du dégoût reste toute autre, inassimilable et absolument refoulée

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On ne peut rien substituer au dégoût : ni l'arrêter, ni l'encadrer, ni l'arraisonner, ni se demander "Qu'est-ce que c'est?", ni même le nommer

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La topique de la crypte suit une ligne de fracture qui va d'un lieu où le mot-chose exclu, innommable, est gardé (non-lieu, hors-lieu, for) vers un autre lieu

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Dans les récits de Blanchot, un "Viens" plus ancien que le temps appelle depuis une crypte absolue; abordant l'impossible, l'imprésentable obscénité, il paralyse

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On ne sait pas ce qu'est un spectre : une chose innommable, immaîtrisable, anachronique et secrète, un autre qui délivre l'injonction, fait la loi et nous regarde sans être vu

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Ce qui excède l'époque du logocentrisme (celle qui, comme histoire, clôt le savoir) n'est rien : ni la présence de l'être, ni le sens, mais autre chose qui n'a pas de nom

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On ne peut déconstruire la transcendance de la voix sans s'enfoncer vers l'innommable

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Dans la pensée de Jacques Derrida, la voix résiste

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[Le schibboleth de Jacques Derrida]

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