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Les collectes de l'Orloeuvre
   
     
La photo atteste d'un "Ça a été"                     La photo atteste d'un "Ça a été"
Sources (*) : L'être de la photo est insituable               L'être de la photo est insituable
Roland Barthes - "La chambre claire, Note sur la photographie", Ed : Cahiers du Cinéma Gallimard Seuil [pas moins], 1980, p15

 

Jerome Bonaparte (Andre Disderi, 1852) -

L'essence de la Photographie, qui la rend unique, c'est qu'elle ne se distingue jamais de son référent; ce qu'elle reproduit à l'infini n'a eu lieu qu'une fois

   
   
   
                 
                       

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Qu'est-ce qui caractérise la photographie? En quoi consiste son génie propre? En quoi se distingue-t-elle des autres images? Pour répondre à ces questions, la répartition en genres, les caractéristiques techniques et sociologiques, le récit historique ne suffisent pas. Roland Barthes propose donc ceci : "Ce que la Photographie reproduit à l'infini n'a eu lieu qu'une fois : elle répète mécaniquement ce qui ne pourra jamais plus se répéter existentiellement". L'événement qu'elle répète a été tel, ceci, cela. Il est au bout de ce geste, là, pointé du doigt. Je le vois, le voici. Elle est le Particulier absolu, la Contingence souveraine, l'Occasion, la Rencontre, le Réel. Ce qui la caractérise, c'est qu'elle est telle qu'elle est. "Ça, c'est ça, le réel". Elle ne peut sortir de ce pur langage déictique.

On peut parler d'une photo (unique), mais il est improbable de parler de la Photographie. Chaque photo reste collée à son référent, elle l'emporte avec elle. Le référent y adhère, de sorte qu'il est difficile d'y voir un signifiant, une marque, un signe - seuls les spécialistes peuvent le faire. Mais les langages de la sociologie, de la sémiologie, de la psychanalyse ou de l'esthétique ne peuvent l'épuiser.

Dans chaque photographie, on peut aussi voir un référent singulier, un objet désiré, un corps aimé. Une photographie importante pour quelqu'un, essentielle, qui porte la vérité (par exemple, pour Barthes, une certaine photographie de sa mère), accomplit pour celui qui la regarde la science impossible de l'être unique. Elle est le trésor des rayons qui touchaient une personne, ce jour-là, et qui la touchent encore.

 

 

"Un jour, il y a bien longtemps, je tombai sur une photographie du dernier frère de Napoléon, Jérôme (1852). Je me dis alors, avec un étonnement que depuis je n'ai jamais pu réduire : "Je vois les yeux qui ont vu l'empereur". Je parlais parfois de cet étonnement, mais comme personne ne semblait le partager, ni même le comprendre (la vie est ainsi faite à coups de petites solitudes), je l'oubliai" (Roland Barthes, La chambre claire, 1980, p13).

 

 

 


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