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L'art juif fuit l'idole                     L'art juif fuit l'idole
Sources (*) : Existe-t-il un art juif?               Existe-t-il un art juif?
Ernest Namenyi - "L'esprit de l'art juif", Ed : Minuit, 1957, p12

 

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[La stratégie de l'art juif par rapport aux images, c'est de créer des oeuvres qui ne soient pas des idoles]

   
   
   
                 
                       

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La question des images n'ayant jamais été définitivement tranchée dans la tradition juive, elles sont toujours soupçonnéee de falsification, mais jamais proscrites, à condition de respecter certaines règles de base. Il faut que les oeuvres nous fassent saisir ce qui demeure caché. Pour qu'elles ne soient pas l'expression de l'immanence des dieux païens, mais de la transcendance du dieu unique, il faut qu'elles se différencient de l'art idolâtre. Comment arriver à ce résultat?

- échapper à l'immobilité sacrée et hiératique des idoles en exprimant le devenir en mouvement dans le temps et l'espace,

- ne pas représenter une scène isolée qui arrête l'attention sur les personnages, mais procéder par narration continue. La succession des événements dans leur enchaînement rend sensible la présence de dieu. On trouve la narration continue dans les fresques les plus anciennes de l'art juif qui aient été conservées, celels de la synagogue de Doura-Europos (245 AC). Les traits individuels des personnages sont négligés. Leurs corps n'ont pas de relief. Il n'y a aucune tentative d'imiter la nature. Ce qui est recherché est le sentiment vrai de la réalité mouvante. On ne peut comprendre l'image que comme épisode d'un récit (par exemple la ligature d'Abraham, ici ou ).

- pas d'image de dieu. On le suggère indirectement par son absence ou par un symbole, par exemple une main. Ce qui est exprimé n'est pas sa personne, mais sa volonté.

Cette stratégie est toujours en vigueur, y compris en-dehors du judaïsme. Le souci de différencier l'image d'art et l'image quelconque ne nous a pas quittés.

 

 

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Propositions

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Dans le judaïsme, la question des images n'a jamais été définitivement tranchée : elle est demeurée en suspens et controversée

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Tout art, qu'il soit prosaïque ou poétique, ne revêt-il pas aux yeux d'un juif qui y regarde d'assez près les traits d'une falsification?

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Pour respecter le second commandement, la peinture juive doit échapper à l'immobilité

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Dans la ligature d'Isaac, Abraham ne se tourne pas vers son fils, mais vers une voix

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Scènes du livre d'Esther - version complète avec pans (Synagogue de Doura Europos, Syrie, vers 245-256)

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L'art juif s'exprime en deux dimensions : il évite la sculpture et la profondeur

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La main de dieu est le plus constant symbole employé par l'art juif

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Le sacrifice d'Abraham (ou "ligature d'Isaac") est l'épisode le plus fréquemment représenté par les artistes juifs

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Comme les images ne représentent rien, les servir, c'est servir le néant

 

 

 


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